d’Architecture. 253ges, ne doit avoir lieu , que dans le cas ou ladifférente hauteur des Combles & la diversité de ,leurs formes , peut ajouter au caractère du mo-nument. Car ensin, ou les Combles contribuent àla perfection de l’ouvrage entier , ou ils y font inu*tiles absolument. Dans la premiere hypothèse,il faut leur donner une dimension, une propor-tion & une configuration relative à l’ordonnancedes façades : dans la seconde , il suffit de se con-tenter d’assujétir leur hauteur , à la nécessité depréserver fintérieur du bâtiment des eaux du ciel,qui doivent tomber sur ces toitures.
Mais fans nous arrêter ici à cette discussion ,quoiqu’importante à beaucoup d’égards , nous di-rons que de toutes les formes des combles ceux ádeux égouts, nommés à la Françoise , font lesplus usités , & généralement les plus convenablesaux bâtiments particuliers , distribués simples ousemi-doubles ; parce qu’alors leur hauteur étantfixée à la moitié , hors œuvre, de ces espècesde bâtiments , leur élévation ne devient jamaistrop considérable : au-lieu que quand ces mêmesCombles couronnent un bâtiment double ou triple,leur très-grande hauteur les fait presque toujoursparoître hors de rapport avec la hauteur del’édifice.
Après les Combles à deux égouts, ceux brisés,connus fous le nom de Mansardes ( b ) , font leplus en usage. A u sentiment de quelques Archi-
(í ) On attribue la forme de ces derniers Combles, à FrançoisMansàrd, qui leur a donné son nom ; d'autres prétendent queces Combles ont été imaginés d’après l’armarurc que Violaavoir composée pour cintrer ses arcades , 8c qu’il rapporte dansson Traité d’Arcbitecturc, livre premier.