O’A. RCHITECTURE. r6?
tette irrésolution qu’on remarque dans presquetous leurs ouvrages : ils prétendent que les plusgrands Maîtres ont hasardé ces mêmes objets,dans l’intention de se répéter moins dans leursœuvres ; & par cette prétention , ils se croientautorisés à s’écarter de vrais principes de l’Art,pour ne composer plus que des ouvrages de fantai-sie : tant il eíl essenciel à nos Eleves d’apprendreà apprécier , pour choisir ensuite les parties qu’ilsveulent imiter, dans les productions des Artistesles plus célébrés.
Nous remarquerons encore, qu’au-dessus del’entablement denticulaire que Mansard a préféréau mutulaire , pour les raisons que nous en avonsrapportées ailleurs , il a placé un socle de cou-ronnement, dans lequel on voit une ouverture quia la forme d’un soupirail. Puisque l’intérieur ame-noit la nécessité d’un percé dans les dehors, il fal-loit au moins préférer ici une mezanine ; car lesouvertures en forme de soupiraux , loin de pouvoirêtre admises dans les portails de nos Temples, neconviennent pas même dans les bâtiments d'habi-tation iielles y font déplacées. Sans la convenance,nous osons le dire, nos productions ne sauroient êtrevraiment estimables, &-l’on ne peut s’écarter rai-sonnablement de ce principe. C’est parce que nosjeunes Architectes l’oublient, que l’on remarquetous les jours, dans nos édifices de genres différents,des portes à plates-bandes ou bombées, où il con-viendroit qu’elles fussent plein-cintre; des attiques,où un second ordre feroit plus convenablementplacé; des frontons circulaires où ils devroient êtretriangulaires ; des avant - corps où il faudroit des pa-villons; des balustrades où les attiques devroientavoir lapr,éíérence ; des ouvertures à la place des