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Tome troisième.
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D ’ Ar C H IT ECTUR E. 2S1

bonne Architecture tolère à peine , malgré le fré-quent usage qu’enfont depuis pluíieurs iiecles, lesArchitectes d’Italie & les nôtres.

Nous pensons de même de celles qui font en-gagées dans des pilastres , comme on le remarquedans les quatre Chapelles du dôme des Invalides ;cette double pénétration étant plutôt un abusqu’une licence , ainsi que nous l’avons fait obser-ver dans le deuxième Chapitre de ce volume.Quelques Architectes qui pensent comme nous àcet égard, préfèrent d’isoler les colonnes, en nefaisant toucher que les bases & les chapiteaux furle nu du mur de face, & suppriment tout-à-faitles pilastres de derriere. Point de doute que celane fe puisse faire ainsi; nous croyons cependantque les pilastres qu’ils suppriment, non-leulementajoutent à la beauté de la décoration, mais qu’ilsamènent la colonne avec plus d’avantage, puif-qu’autrement elle paroìt n’avoir été introduitequ’après - coup dans l’ordonnance , pour soutenirla faillie de l’entablement ; au- lieu que le pilastreplacé derriere pour orner le nu du mur , sembleappeler à lui la nécessité des colonnes, asinquellesdécorent à leur tour les avant-corps qui doivent fairevaloir les principales parties destinées à diviser lesfaçades , & à leur procurer du mouvement.

Lorfqu’on fait usage des pilastres fur le nu desmurs, & qu’ils ne présentent qu’une de leurs faces,leur saillie doit n’avoir que la sixième partie deleur diamètre ; mais si les membres horifontaux,placés entr’eux , tels que les impostes , les archi-voltes & les plinthes , exigent une plus grandeépaisseur , il faut donner plus de saillie à ces pi-lastres ; car il faut observer que ceux-ci, enqualité de corps contenants, doivent avoir plus