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Tome troisième.
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»’Architecture. 307hauteur au gorgerin, & par conséquent au cha-piteau de cet ordre ; ce qui ne doit être suiviqu’avec beaucoup de précaution & de prudence :mais hâtons-nous d’entrer dans l’intérieur de cetédifice, pour y contempler les merveilles de l’Art,imaginées par Mansard, & dont ses successeurs,plutôt que ses rivaux, n’ont pu affoiblir la subli-mité.

Du sol de la cour on monte quinze marchespour arriver dans l’intérieur de ce monumentcélébré , qui, au premier aspect , semble éleverlame du Spectateur jusqu’à la Divinité. Tout eneffet paroît sacré dans cet édifice ; une lumièreinfusante, mais tempérée; une belle Architecture,mais tranquille ; une Sculpture admirable, maissymbolique ; tout jusqu’au silence profond quirégné dans ce lieu Saint , rappelle l’homme à lui-même , & le porte , pour ainlì dire , à adorerl’Eternel ; en forte que ce n’est qu’après cet acted’adoration qu’il vient insensiblement à démêlerLe à se rendre compte des beautés graves quil’ont frappé d’abord, & qu’il -.'habitue à examinercn détail , toutes les beautés de l’Art, dont ildésiré faire son étude particulière. Tel est le pou-voir du vrai beau en Architecture , lorsque l’or-donnance de celle-ci produit l’esset qu’on a droitd’en attendre. Mansard voulut peindre aux yeux,un monument où des Vierges consacrées, chantentjournellement des Cantiques à la gloire du Sei-gneur ; il s’est pénétré de cette idée sainte , il aappelé à lui le genre sublime, il a pensé en grandhomme, & en homme Chrétien : il a laissé loinde lui le faste des Cours. On ne remarque pointici, comme aux Invalides, autre merveille à lavérit;é , mais dans un style différent, ni la lumière