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Tome troisième.
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zo8 Cours

répandue dans nos salons modernes, ni l’or ap-pliqué avec profusion fur les lambris des Palaisde nos Rois, ni la multiplicité de la Peinture ,par tout où la Sculpture devoir être préférée. Man-fard a senti que la demeure du vrai Dieu ne de-voir avoir rien de vulgaire ; qu’en un mot, l’or-donnance de nos Temples pouvoir être ornée fansdoute ; mais que le style de f Architecture & de laSculpture qui les décore , devoir fe puiser dansce beau idéal, qui nous fait concevoir, quoiquetoujours imparfaitement, la majesté de l’être su-prême.

Qu’on ne s’y trompe pas , nous sommes per-suadés que nous affaiblissons ici l’idée de Man-fard : lui & le Mercier font peut - être les deuxseuls Architectes François qui aient bien entendula maniéré de décorer nos Temples. II est vraique Manfard non-feulement a surpassé Le Mercierdans les édifices sacrés , mais encore lorfqu’il s’estagi de l’ordonnance des édifices d'habitation , àen juger par la façade du Château de Maisons,comparée avec l’ancien Palais Royal à Paris, & lele Château de Richelieu ; ces deux édifices fontfort au-dessous de la production inimitable deManfard à Maisons. Le Mercier n’a véritablementexcellé que dans la disposition, l’arrangement &l’ordonnance des Eglises qu’il a élevées ; nous neciterons ici que celle du Collège de la Sorbone,le second chef d’œuvre en ce genre à notre avis ,après celle du Val-de-Grâce dont nous parlons.

Le Vaisseau du Val-de-Grâce est peu considé-rable ; il n’a de longueur dans œuvre que vingt-cinq toises, non compris la Chapelle du Saint-Sacrement , placée derriere le chevet de cetteEglise , lux treife toises de largeur dans la croisée