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Tome troisième.
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338 Cours

à peine consultés , lorí'qu’il s’agit des décorationsde cette espèce: faute de goût, & par une économiesouvent mal entendue, on choiíit entre les hommesvulgaires , ceux qui se prêtent au caprice des bien-faiteurs , dont le zele est louable fans doute , maisqui, manquant de lumière, produit presque tou-jours les médiocrités que nous remarquons avec re-gret dans plusieurs des décorations dont nous par-lons. Quelquefois , ce qui est pis encore , lors-que des Artistes d’un vrai mérite font adressés dire-ctement aux Chefs, ceux-ci, qui n’ont point d’idéede ce beau simple que devroit leur inspirer leursaint ministère , & sous le vain prétexte de flatterl'orgueuil du riche , exigent que les Artistes em-ploient des formes pittoresques ; qu’ils dorent toutfur tranche ; qu ils aient recours aux matières facti-ces , au-lieu des matières premieres ; qu’ils préci-pitent l’entreprise, pour quelle se trouve finie sousleur régné. Ces idées mondaines font absolumentcontraires à l’esprit de l’Evangile , dont la simplicité& les vérités éternelles devroient régler les vuesdes Pasteurs dans la décoration de nos Temples.

Ce n’elt pas que dans les différents objets quidécorent la Chapelle de la Vierge dont nous par-lons , on n’apperçoive quelques parties exécutéespar des hommes de mérite: 1 architecture, la scul-pture , les fers, le marbre , les bronzes , l’orfévre-rie , toutes ces différentes productions des Beaux-Arts, considérées séparément, sont autant d’ouvra-ges estimables fans doute ; mais il n’en est pasmo ns vrai que les beautés qu’ils étalent aux yeux,ne forment point un ensemble agréable, faute de setrouver disposées dans un lieu d’un plus grand volu-me. Leur place d’ailleursauroit dû être assignée d'a-bord par un Ordonnateur, qui, dirigé par l’esprit de