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rieurs d’un Palais. Peut erre abuíbns-nous tropdes ressauts dans nos Bâtiments ; mais ne doit-onpas convenir aussi que cette continuité lisse, pousséeà l’excès, ne préíente plus qu’une compositionfroide & dépourvue des mouvements que lesgrâces de l’art autorisent dans certaines occasions ?Quel espace considérable, par exemple, ne re-marque-t-on pas entre le sommier des croiséesdu premier étage &■ 1 appui de celles du second ?Cette grande hauteur, dira-t-on, est destinée dansles dedans à contenir les voûtes qui terminentles pieces intérieures. Cela peut être: mais à quoifervent les ressources de l’Architecture ? aveccombien de génie Mansard, & plusieurs de nosMaîtres François, n’ont-ils pas surmonté la diffi-culté d’accorder l’extérieur avec l'intérieur denos Bâtiments, soit en employant dans les dehorsde grandes ouvertures feintes qui en contenoientde plus petites réelles, assorties au genre del’édifice;soit en íaiíant usage des niches quarrées, ou en don-nant une plus grande élévation à leur entablement ?
Mais , dilcnt quclqucs-uns , tous ces di-vers membres n’empêchent pas la petitesse desvides , & la grandeur des pleins. Non fansdoute; mais ils divisent ceux-ci, ils remplissentles eípaces, ils soutiennent le style, caractérisentle genre, & empêchent enfin la désunion que detrop grands intervalles procurent à l’ordonnance.Nous lavons bien que quelques Architectes apè-lent ces intervalles des repos dans l’Architecture :nous savons cela ; mais nous, sur-tout lorl'qu’ilsfont outrés comme dans cette Planche, nous lesappelonS des dissonances, des disparités, des nusqui choquent la vraisemblance St qui nuisent àJ.’unité ; unité de tous les préceptes le plus essen-