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Tome premier.
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TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.

à ce sujet au Chapitre V du second Livre. Nous rapportons le texte àla suite de la traduction littérale, dans la crainte que nos expressionsn’en aient altéré le sens, et pour mettre le lecteur plus à même de com-parer l’opinion de ce savant architecte avec celle des physiciens et deschimistes modernes.

Des cailloux et des pierres qui font la meilleure chaux 1 .

« Après avoir expliqué ce qui concerne les differentes espèces de» sables, il nous reste à fixer notre attention sur la chaux faite, soit avec» des pierres blanches, soit avec des cailloux. On remarque que celle» qui provient des pierres les plus dures et les plus compactes vaut» mieux pour la maçonnerie, et que celle qu’on obtient des pierres» poreuses est préférable pour les enduits.

» Quand on aura éteint la chaux, pour faire le mortier, il faudra,» si le sable est fossile, en mêler trois parties avec une de chaux; si» c’est du sable de rivière ou du sable de mer, en mettre deux parties» pour une de chaux : telles sont les proportions les plus convenables» pour faire un bon mortier. Mais si on ajoute au sable de rivière ou» de mer un tiers de tuileaux pilés et tamisés, le mortier qui en résul-» tera sera encore d’un meilleur usage.

» Mais comment la chaux, mêlée avec le sable, vient-elle à former» une maçonnerie solide? voici quelle peut en être la cause : les pierres,» de même que les autres corps, sont soumises à l’influence des prin-» cipes qui concourent à leur formation ; ceux qui contiennent plus» d’air, sont tendres; ceux où l’eau domine, sont mous, à cause de» leur humidité; si c’est la teri'e, ils sont durs; lorsque c’est le feu,» ils sont plus fragiles. C’est pourquoi si, avant de faire cuire les piei'res

1 De calce et und'e coquatur optima.

Dû arenæ copiis cùm habeatur explicatum, tum etiam de calce diligentia est adhibenda,uti de albo saxo, aut silice coquatur : et quæ erit ex spisso et duriore, erit utilior instructura : quæ autem ex fistuloso, in tectoriis.

Cùm ea erit extincta, tune maf.eria ita misceatur, ut si erit fossitia , très arenæ et unacalcis confundantur. Si autem fluviatica aut marina, duæ arenæ in unam calcis con-jiciantur : ita enim erit justa ratio mixtionis temperaturæ. Etiam in fluviatica aut marinâ,si quistestam tusam et succretam ex tertiâ parte adjecerit, efficiet materiæ temperaturamad usum meliorem.

Quare autem, cùm recipit aquam et arenam calx, tune confirmât structuram ; Uæc essecausa videtur, quôd è principiis uti caetera corpora, ita et saxa sunt temperata ; et quæ plus