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Tome premier.
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CONNAISSANCE DES MATERIAUX.

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» à chaux, on les réduit en poudre,et qu’on mêle cette poudre avec le sable» pour l’employer dans la maçonnerie, ce mélange ne pouvant se solidifier» n’opérera aucune liaison entre ses parties.

» Mais une fois jetée dans le fourneau, la violence et la continuité du» feu ne tardent pas à dépouiller ces pierres de la force de cohésion qui» faisait leur solidité ; et bientôt il ne reste plus d’elles que des corps» brûlés, dénués de consistance, et n’offrant plus à l’œil qu’une ma-» tière désunie et décomposée. L’air et l’eau, élémens constitutifs de« la pierre, lui sont enlevés en même temps, et son sein se remplit» d’un amas de chaleur cachée. Trempée dans l’eau avant la déperdition» de cette chaleur, elle recouvre une force nouvelle, et semble se rani-» mer par le contact de l’humide qui pénètre de toutes parts sa texture» relâchée : enfin le froid succède à cette effervescence, dès que le feu de» la chaux s’est entièrement dégagé.

» Les pierres, dont on remplit le fourneau, ne présentent plus, lors-» qu’on les retire, le même poids qu’elles avaient auparavant. On trouve,» en les pesant, quésans avoir changé de volume, elles ont perdu environ» un tiers de leur poids. C’est par l’extrême division de ses parties, que» la pierre réduite en chaux, vient à former un mélange si intime avec» le sable; mélange qui, en séchant, adhère avec tant de force aux moel-» Ions qu’il enveloppe, et auquel la construction doit toute sa fermeté.»

Dans une note très-étendue que Perrault a faite sur cette explication deYitruve, il tâche de prouver qu’elle ne s’éloigne pas, autant qu’on auraitpu le croire, de celle qu’en donnaient les chimistes de son temps.

Selon eux , la concrétion et la solidité de tous les corps proviennent

habent aëris, sunt tenera ; quæ aquæ, lenta sunt ob humore; quæ terræ, dura; quæignis, fragiliora. Itaque ex his saxa, si antequàm coquantur, contusa minuté mixtaquearenæ conjiciantur in structurant, nec solidescunt, nec eam poterunt continere.

Cùm verô conjecta in fornacem, ignis vehemeuti fervore correpta, amiserint pristinæsoliditatis virlutem, tune exustis atque exliaustis eorum xiribus, reliquuntur patentibusforaminibus et inanibus. Ergo liquor qui est in ejus lapidis corpore, et aër cùmexhaustus et ereptus fuerit, habueritque in se residuum calorem latentem, intinctus inaquâ prius quant exeat ignis, vim recipit et humore pénétrante in foraminum raritatesconfervescit, et ita refrigeratus rejicit ex calcis corpore fervorem.

Idéo autem quo pondéré saxa conjiciuntur in fornacem, cùm eximuntur, non possuntad id respondere ; sed cùm expenduntur, eâdem magnitudine permanente, excoctoliquore circiter tertiâ parte ponderis imminuta esse inveniuntur. Igitur cùm patent fo-ramina eorum et raritates, arenæ mixtionem in se corripiunt et ità cohærescunt, sicces-cendoque cum cæmentis coeunt, et efficiunt structurarum soliditatem.

TOME i.

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