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Tome premier.
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TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.

grande sensation dans le temps où elle fut publiée, parut à l’auteurdonner le vrai sens d’un passage du 36*. livre de l’Histoire naturelle dePline, chapitre 23, où il s’exprime ainsi : « 1 Ce qui cause la ruine de la plu-» part des édifices de cette ville, c’est que les ouvriers par fraude emploient,» pour la construction des murs, de la chaux qui a perdu sa qualité.

Voici le procédé de Loriot, tel qu’il se trouve imprimé dans unebrochure in-8°. publiée par ordre du roi, en 1776, page 32.

« Prenez pour une partie de brique pilée très-exactement et passée» au sas, deux parties de sable de rivière, passé à la claie ; de la chaux# vieille éteinte, en quantité suffisante pour former dans l’auge, avec» l’eau, un amalgame à l’ordinaire, et cependant assez humecté pour» fournir à l’extinction de la chaux vive que vous jetterez en poudre» jusqu’à la concurrence du quart en sus de la quantité de sable et de» briques pilées, pris ensemble : les matières étant bien incorporées,» employez-les promptement, parce que le moindre délai en peut» rendre l’usage défectueux ou impossible. »

A la page 36, il prévient « qu’à cause des différens degrés de force» qui se rencontrent, non-seulement entre la chaux ordinaire d’un» canton et celle d’un autre, mais encore entre la chaux provenant» des pierres de la même carrière, si elle a été plus nouvellement ou» plus anciennement cuite ; on ne peut pas assigner précisément la» quantité proportionnelle de chaux vive à faire entrer dans le ci-» ment : ici il en faut davantage, là il en faut moins ; c’est pourquoi» le sieur Loriot a pris un terme moyen en indiquant le quart en sus» du total des matières de sable et de briques pilées, qui est la mesure» d’une chaux de médiocre qualité employée en sortant du four; si» elle était cuite depuis long-temps, il en faudrait davantage ; comme» aussi il en faudrait moins, si c’était une chaux de qualité supé-» rieure, faite de pierre dure qui absorbe beaucoup d’eau. » Il ajouteque les essais faits alors à Paris et aux environs, indiquaient qu’il enfaut un tiers, parce qu’elle est de qualité inférieure à la bonne chauxcommune.

Cette addition de chaux vive que Loriot fixe entre le quart et letiers de la quantité de sable et de ciment employée dans la première

1 Ruinarum urbis ea maxime causa, quod furto calcis sine ferrumine suo cæmenta com-ponuntur.