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TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.
V e . La raideur du bois de sapin est à peu près d’un neuvième moindreque celle du bois de chêne;
VI e . Que la raideur du fer comparée à celle du bois de chêne, estcomme 17 à 2 ; mais comme leur pesanteur est précisément en mêmeraison, c’est-à-dire, comme 514 est à 64, il en résulte quune bai-re defer, ne se soutient pas sans plier, à une plus grande longueur quunebarre de bois de chêne de même grosseur. Le poids qui fait plier le ferétant 8 fois plus fort que celui qui fait plier le bois, il doit en résulterqu’un linteau de fer est aussi fort qu’un de bois de même longueur,dont l’épaisseur serait à celle du linteau de fer, comme \/ \ est à s/ 8comme 1 est à 2 c’est-à-dire, près de trois fois plus épais;
VII e . Qu’un linteau de fer doit avoir pour épaisseur au moins latrentième partie de sa longueur entre les appuis, puisqu’il commence àplier sous son poids, lorsqu'elle est moins de la cinquantième partie desa longueur. On peut voir dans la table précédente que la barre F, quiavait 21 lignes de grosseur sur 20 lignes, pliait par son propre poids de2 lignes, sur une longueur de 9 pieds 10 pouces Ce qui prouve com-bien peu on doit se fier aux barres posées sous les plates-bandes lors-qu’on ne les ari'êtepas par les bouts, pour les faire agir en tirant, afinde les empêcher de courber ; et comme alors elles ont un double effortà soutenir, il faut leur donner une largeur double de leur épaisseurverticale.
VIII e . La flexibilité des barres placées horizontalement et soutenuespar leurs extrémités, dépend du rapport de leur épaisseur verticale à leurlongueur; leur raideur suit le même rapport, mais en raison inverse;c’est-à-dire, que plus une barre a de longueur par rapport à son épais-seur verticale, plus elle a de flexibilité, et qu’au contraire moins elle ade longueur, par rapport à son épaisseur verticale, plus elle a deraideur ;
IX e . Dans les barres de même longueur, la flexibilité, mesurée parleur flèche de courbure, est en raison inverse du carré de leur épaisseurverticale. La largeur horizontale des barres ne contribue pas à les faireplier, par la raison que plusieurs barres de mêmes longueur et épaisseur,placées les unes à côté des autres, prennent une même courbure; de