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au-delà : d’où il fuir que les ouvrages imités dé-*génèrent, à raison de leur multiplicité, jusqu à-cequ’enfin il arrive une révolution occasionnée parun génie neuf & transcendant, qui attire tous lesregards de son côté, pour amener sur la scèned’autres nouveautés : époque qui vient d’arriverà Londres, & qu a notre tour, nous cherchonsà imiter à Paris, fans pour cela que nous ayonsd’autres raisons, que de changer, & de suivre unemode qui passera comme les autres , fans con-sulter ni le raisonnement de l’Art, ni le goût na-tional, ni la température du climat que nous ha-bitons. Mais, fans nous arrêter à cette digression,donnons, fans aucune prétention, quelques pro-jets de notre composition. Nous allons les taireprécéder de quelques notions fur les Jardins desanciens peuples , comme un moyen de plus pourfertiliser l’imagination de ceux qui voudront Rap-pliquer à cette branche de l’Archirecture.
Én traçant dans l’introduction du premier Vo-lume de ce Cours, une légere idée de l’originedu Jardinage, nous avons parlé sommairementdes Jardins des anciens : nous y renvoyonsnos F.leves , &■ nous allons ajouter ici quelquesnouvelles réflexions, afín qifaidés des descriptionsvraies ou fausses que les Historiens nous ont don-nées des Jardins de l'Antiquité, ils puissent ré-fléchir fur la route qu’ils doivent suivre, pour ar-river à la composition de leur projet, & y fairemarcher d’un pas égal, & la partie du Jardinage,& celle des Bâtiments & de leurs dépendances, aveccette supériorité qu'on remarque dans quelques-uns de nos Jardins, & particulièrement à Marly.
Les Assyriens, dit Diodore de Sicile, se plai-fsiem à cultiver un terrein spacieux couvert d’ar-