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Tome quatrième.
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ioi Cours

haies, de creuser des fossés, qui distinguassent leurspossessions d’avec celles de leurs voisins. Les premiè-res huttes , qui d’abord leur avoient servi d’asile ,firent place à des cabanes plus étendues, où ilsétablirent leur résidence : on y joignit des dé-pendances pour contenir les animaux nécessairesà f Agriculture, les dépouilles de la terre, & lesprovilions dont on avoir besoin pour subsister enattendant une nouvelle récolte. Le nombre deces habitations s’étant accru avec celui des fa-milles , on parvint insensiblement à former desHameaux, des Bourgades & des Villes : dans cesdernieres, on disposa des rues, on les alligna ;on érigea des Temples, on éleva des Bâtimentsplus réguliers & plus vastes pour les principauxChefs, enfin on mit, peu à peu, de la symé-trie dans la disposition de ces différents genresd’Edifices.

L’aifance & le loisir dont les hommes parvin-rent à jouir dans la fuite, les déterminèrent àporter leurs vues fur d’autres objets non moinsintéressants. Pourvus des premiers besoins, ils son-gèrent à rendre plus falubre sintérieur de leursdemeures , & fe procurèrent plusieurs genres decommodités inconnues à leurs prédécesseurs : lecercle de leurs idées s’agrandit par le commercequ’ils eurent les uns avec les autres, d’abord, deproche en proche ; après , dans les Provincesles plus éloignées. La décence qui s’introduisitdans leurs mœurs, leur fit imaginer de partagerluitérieur de leurs demeures en plusieurs pieces,qui dévoient contenir les deux sexes à part. Bien-tôt les infirmités d© la vieillesse leur apprirent àpréférer les lieux éminents aux vallées , & à fairechoix des matières qui assurassent une durée plus