ET STRATEGIQUE. 6?
d’attirails superflus, mais qu’ elles sauront l’employer relative-ment aux différens objets d’attaque & de défense avec tous lesavantages, que leur facilite une ordonnance susceptible des ma-nœuvres les plus hardies, & des combinaisons les plus utiles.Une telle ordonnance exige* une artillerie , qui par fa lé-gèreté soit en état de suivre les mouvemens des troupes, Lca Çtre manœuvrée avec facilité & promptitude. Je n’entreraipoint dans les détails de cette manœuvre, ni de l’allégementdes pièces, ni de la construction des affûts. Je dirai feulementqu’il faut combiner les avantages qui se rapportent à ces objetsavec la simplicité, la solidité , & la justesse, & que dans uneartillerie de campagne tout cela doit être rélatif à la guerre decampagne. Ce n’ est pas à moi à décider entre l’ancienne & lanouvelle artillerie , mais l'ancienne était certainement trop pe-sante, elle demandait des changemens , & ces changemens ontété exécutés par des mains bien habiles. J’observerai encore ,que st on a rempli T objet de 7 'T allégement des pièces, on doitu' en point trop multiplier le nombre-, car ce ferait perdre lesavantages qu’ on avait en vue, substituer 1 ? inconvénient de laquantité à celui de l’espèce ,r ; & vouloir éviter un embarras parUn autre encore plus grand. ■***; ,J -4- >
Je donne à mes Régimens* quatre-pièces de canon, deuxde 6 livres de balle, & deux de ; p'ies premières toujours at-tachées aux bataillons, les 1 autres aux compagnies de chasseurs.Le canon de 6 fera fur le flanc droit du bataillon, & celui de5 fur le gauche, tant que les chasseurs y seront. Mais lorsqu’oií* es détachera pour quelque opération, ou que*leurs quatre com-P a gnies réunies se formeront en bataillon, ils amèneront leurs
Prusse avoue lui-même cet embarrasénorme dans une lettre qu’ il écrit auGénéral bouquet, & son commenta-teur ajoute très-bien , qu’ une artil-lerie trop nombreuse est ausst inutilequ’ elle est embarrassante5 inutile par-ceque dans une bataille il n’ est paspossible de faire usage de cinq censpicces de canon ; embarrassante , par-cequ’ elle exige une quantité prodi-gieuse de voitures, de chevaux , -de
conducteurs , de fourrages &c.
d Aussi quoique le Monarque Prus-sien eiit , de même que les autres Puis-sances belligérantes,une immense quan-tité d’artillerie*, il en avait cependanttoujours moins dans ses armées, Scbeaucoup plus en réserve dans les dé-pôts & dans les placés à portée desopérations > avéc tóut ce qui était né-cessaire pour remplacer promptementses pertes. ^