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Tome premier.
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roc. Le premier, par lequel on passe pour entrer dansles autres, est long de quinze coudées, & large dequatre. Les deux autres appartements , pris ensemble ,forment une longueur de dix coudées : une muraillequarrée enferme tout le terrain d’alentour.

ASCHARl, (Aboul-Hassan , Ali-ben-Ismael ,surnommé ) parce qu’il étoit de la race d’Abou-Moussa-al-Aschari, se distingua par sa science & par ses lu-mières entre les docteurs Musulmans , & forma unesecte particulière. Aschari soutenoit la prédestinationabsolue & la prédestination physique. Son grand prin-cipe étoit que Dieu agissoit toujours parles loixgénéra-les qu’il avoir établies. D’Herbelot rapporte , dans faBibliothèque orientale , une contestation que le doc-teur eut , à ce sujet, avec Aboul-Ali - Haiian , sonbeau-pere, qui suivoit une secte opposée. Aschari ,pour prouver son sentiment, apporta l’exemple de troisenfants, dont l’un meurt dans 1 âge d’innocence ; &, desdeux autres qui lui survivent, l’un reste fidele à Dieu »l’autre tombe dans l’insidélité. « Dieu a pris le premier» de ces enfants , répondit Haiian , parce qu’il pré-

« voyoit peut-être qu’il tomberoit dans l’insidélité.-

r> Mais, lui répliqua Aschari, un des deux qui reste» au monde y tombe. — C’est , dit Haiian , que«> Dieu le destinoit à la gloire; mais qu’usant de sa li-berté lorsqu’il a été plus avancé en âge , il n’a pas» correspondu aux desseins de Dieu fur lui. » Aicharirepartit fur cela à son beau-pere: u Votre réponse ne« me satisfait pas ; car, par la même raison que Dieu« a pris le premier de ces enfants, il pouvoir prendrej> aussi celui qui est devenu infidèle , s’d eût voulu pro-» curer son bien. » Haiian, se trouvant trop preslé parson gendre , lui dit : « Votre raisonnement est uneten-„ ration du Démon ; » & Aschari, irrité de cette in-jure , lui répondit brusquement : « L’âne du Scheik,, esta la porte, » c’est-à-dire, pour parler plus hon-nêtement , la dispute est finie. Aschari mourut à Bag-dad , l’an de Jeíus-Chrrst 940. On lui rendit ies der-niers devoirs le plus secrettement qu’il fut possible ,ssin dç dérober son corps à la fureur de la seéfce des