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2. Les insulaires des Marianes , au rapport du P. leGobien , dans (on Histoire des Istes Marianes , ne re-connoiíToient aucune Divinité, & n’avoient pas la moin-dre idée de religion, avant qu’on leur eût annoncé l’E-vangile. Ils n’avoient ni temples , ni autels, ni sacri-fices , ni prêtres. On seroit prelque tenté de croire , enprenant ce récit à la lettre, que ies habitants des istesMarianes étoient de véritables Athées , mais ce que lemême auteur ajoute immédiatement après, sçavoir, queces peuples croyoient l’imtnortalité de l’ame, admet-toient un paradis & un enfer, prouve assez qu’ils con-cevoient quelque Etre supérieur, capable de leur in-fliger , après la mort, des peines & des récompenses :ainsi , l’on doit regarder leur insensibilité & leur igno-rance sur l’article de la Divinité, comme un eff.t deleur grossièreté & de l’abrutissement de leur esprit,plutôt que comme un véritable Athéisme , qui ne peutjamais exister dans aucun homme. 11s avcent en euxl’idée d’un Etre supérieur, mais ils n’y faisoient aucuneattention.
3. La secte des Shitos, établie au Japon, enseignequ’il y a un Esprit répandu dans tout l’univers, quicommunique à chaque être la vie & le mouvement ,& qu’on peut regarder comme l’arne universelle dumonde. C’est elle qui dispose à son gré de toutes lesâmes particulières, qui leur assigne leurs différents pos-tes, les envoie habiter les corps de telle ou telle créa-ture, & les en fait sortir lorsqu’elle le juge à propos.Cette doctrine a beaucoup de rapport avec celle desLettrés de la Chine.
4. On n’a pas encore pu remarquer dans les habitantsdu pays des Castres aucune trace de religion. Les 1 m-biges , situés affez près du pays des Hottentots, loinde reconnoître aucune Divinité , se déclarent mêmeennemis du ciel, contre lequel ils lancent souvent desfléchés, en le défiant & en vomissant d’horribles im-précations.
ATHÉNÉES : fêtes instituées en l’honneur de Mi-nerve par Erichtonius, roi d’Athènes, Hc qui se célé-C. R. Tome I. L