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Constantinople. Le concile in Trullo permit seulementà l’empereur d’approcher de l’autel pour y venir faireson offrande , & le défendit à tout autre seigneur. Lesmoines & les solitaires venoient à l’autel présenter leuroffrande. S. Jérôme le dit de lui-même dans fa lettreà Héliodore.
Les femmes ne quittoient pas leur place au tempsde l’offrande. Le prêtre alloit autour de l’église recevoirleur oblation , comme l’ordonne Théodulphe d’Or-léans : Fœmince , Mijsamsacerdote célébrante , nequaquàmad altare accédant , sed loch suis fient ; & ìbi facerdosearum oblationes Deo obhturas accipiat. Dans plusieursCapitulaires, il est défendu aux laïques d’approcherde l’autel pour y faire leur offrande *.
2. Les Parfis ou Guebres, ne peuvent rien mangerqui ait eu vie, fans en porter auparavant un morceaudans quelque Pyrée, en maniéré d’offrande ; & c’estune f> rte d expiation du cr me qu’il peut y avoir à ôterla vie à une créature animée , pour en faire fa nourri-ture. Les jours de fêtes, ils font dans P u sage de porterleur repas dans les pyrées, & de le partager avec lespauvres.
3. Les offrandes des Tartares idolâtres consistent àprésenter à leurs dieux le premier lait de leurs brebis& de leurs juments. Avant de commencer leur repas ,ils font aussi dans l’usage d’offrir à leurs idoles un mor-ceau de ce qu’ils vont manger.
4. Les Tartares Orientaux attribuent une vertu 6 cune sainteté particulière à une petite montagne situéesur les frontières de la Chine, & couverte de bran-ches de bouleau. Lorsque leur chemin s’adreffe de cecôté-là, ils ne manquent jamais de suspendre à unede ces branches quelque partie de leur habillement,comme une chemise , un habit, un bonnet, une four-rure ; & la montagne est si chargée de pareilles offran-des, qu’il n’y a point de boutique de frippier mieux
».£et article est tiré d’un livre intitulé : Liturgie ancienne& moderne ,