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sentoit au soleil ces ongles ainsi frottés ; & l'on pré*tendoit y voir des figures qui faisaient connoître cequ’on avoir envie d’apprendre.
OPHIOLATRIE. du grec -.01;,serpent , & Parfit* ,cul e, adorafon , Voye ^ ce qui concerne ce genre sin-singuliér J’ido’atrie , à Partiels Serpent.
OPHITES: hérétiques du deuxieme siécle. Ils ad-mettaient des Nous comme les Valentiniens. L’und’entre ces Nous, & le plus imparfait, jaloux, di-íoient-ils , de ce que fa mere avoir fait l’homme , ré-solut de le perdre , en lui apprenant des mystères quidévoient troubler son bonheur. Pour réussir, il ca-cha sous la forme d’un serpent une vertu qu’il avoircréée exprès. Ce fut cette vertu qui tenta Eve , & laporta à cueillir de l’arbre de vie la pomme fatale quidevoir lui apprendre le bien & le mal. Ce serpent,selon eux, étoit donc un dieu envoyé sur terre. Ilscroyaient le tenir enfermé dans une caverne, oìi ilsl’adoroient & lui offroient des pains dont ils saisoieutleur eucharistie , après que l’animal s’étoit veautrédessus.
OPINION. Les anciens payens en avaient sait unedivinité qui présidait à tous !e°- sentiments des hommes.Ils la représentaient fous la figure d’une jeune femmedont la démarche & la contenance paraissaient malassurées , mais dont Pair & le regard étaient très-hardis.
OPINIONISTES: hérétiques qui commencerent àdogmatiser sous le pontificat de Paul II. Ils furentainsi nommés, à cause des opinions ridicules & extra-vagantes qu’ils foutenoient opiniâtrement, &qu’i!s vou-loient faire passer pour autant de vérités incontesta-bles. Ils enseignoient, entr’autres erreurs, que la pau-vreté réelle & effective étoit la vertu la plus éminentedu Christianisme; que, pour être saint, il ne suffiloitpas d’être détaché de cœur de tous les biens du mon-de, mais qu’ii fallait n’en posséder aucun. Ils affec-taient eux-mêmes cette pauvreté, & prétendaientqu’elle devoir se rencontrer dans celui qui étoit le vé-ritable vicaire de Jefus-Christ, d’oùils concluoient queíe pape ne l’étoit pas.