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Tome troisieme.
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pour s’élever à l’Empire. Mais, pour plus grande sûreté,il ordonna auparavant que tout le monde sortît dutemple. De ce récit de Tacite , on ne fait simplementque conjecturer qu’il entra dans le sanctuaire.

Les prêtres avoient coutume d’entrer dans ces sanc-tuaires par des conduits souterrains qu’eux seuls con-noissoient. Ruffin nous apprend que le temple de Sé-rapis étoit tout rempli de chemins couverts. On voltdans l’Ecriture , que les prêtres de Bel avoient pratiquéune issue secrette pour entrer, quand ils vouloient, dansson temple. Les voûtes des sanctuaires étoient faitesde maniéré qu’elles faisoient retentir la voix, & enaugmentoient considérablement la force ; de-là cettevoix plus qu’humaine de la Pythie, qui imprimoit lafrayeur & le respect dans famé de tous ceux qui l’en-tendoient. Quelquefois, au rapport de Plutarque , ilsortoit du fond du sanctuaire une vapeur très-agréable,causée par les parfums qu’on y brûloit. Cette odeur ,qui remplissoit le lieu où les consultants attendoient laréponse, étoit pour eux comme le signal de l’arrivéedu dieu. II y avoit des jours où il n’étoit point permisde consulter l’oracle ; mais ces jours n’étoient pointfixés : les prêtres s’étoient réservé le droit de les mar-quer arbitrairement. Ainsi, lorsqu’on venoit consulterl’oracle , on étoit souvent renvoyé, sous prétexte quele dieu n’étoit pas d’humeur de répondre ; ce qui pou-voir faire soupçonner que les prêtres avoient besoinde temps pour préparer & concerter leurs réponses.Alexandre étant allé consulter l’oracle de Delphes, laprêtresse lui répondit qu’il n’étoit point alors permisde l’interroger. Mais le jeune monarque , ne se payantpas de cette raison, prit brusquement la prêtresse parlebras,& voulut la forcer d’entrer dans le temple. Alorselle s’écria : Ah ! mon dis, on ne peut te résister. Ale-xandre prit ces paroles pour un oracle : elles en con-tenoient en effet un très-flatteur pour lui. Sans riendemander davantage , il s’en alla fort content.

Avant tìe consulter l’oracle, il étoit nécessaire d’of-frir des sacrifices, Les prêtres examinoient les entrailles