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Tome troisieme.
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Nous les trouvons marqués depuis le temps de saintGrégoire Thaumaturge, vers l’an 260. Par exem--pie, celui qui avoir tué volontairement étoit quatreans entre les Pleurants, c’est-à-dire qu’il se trouvoità la porte de l'églíse aux heures de la priere, Lc de-roeuroit dehors, non pas fous le vestibule, mais dansla place , exposé aux injures de Pair. II étoit revêtud’un cilice. II avoir de la cendre fur la tête, & selaiffoit croître le poil. En cet état, il prioit les fidelesqui entroient dans l’églife d’avoir pitié de lui & deprier pour lui ; & en effet toute l’Eglise prioit pour lespénitents, comme elle fait encore pendant le Ca-rême. Les cinq années suivantes, il étoit au rang desAuditeurs. 11 entroit à l’église pour entendre les ins-tructions ; mais ií demeurent fous le vestibule avec lescatéchumènes ; & en lortoit avant que les prières com-mençaffent. De-là il paffoit au troisième rang, &prioit avec les fideles , mais au même lieu , près dela porte, prosterné furie pavé de l’église; & il sor-toit avec les catéchumènes. Après qu’il avoir été septans en cet état, il paffoit au dernier, où il demeu-rent quatre ans, assistant aux prières des fideles, &priant debout comme eux , mais fans qu’il lui fût per-mis d’ostrir ni de communier. Enfin, les vingt ansde fa pénitence étant accomplis , >1 étoit reçu à la par-ticipation aux choses saintes, c’est-à-dire de l’Eucha-ristie. Les quinze ans del’adultere sepaffoient de mêmeà proportion. II étoit quatre ans Pleurant, cinq ansAuditeur, quatre Prosterné , deux Consistant ;& l’onpeut juger par-là des autres sortes de pécheurs.

Pendant tout le temps de la pénitence, l’évêquevisitoit souvent les pénitents, ou leur envoyoit quel-que prêtre pour les examiner & les traiter diversement,suivant leurs dispositions , qu’il observoit avec grandfoin. 11 excitoit ouépouvantoit les uns; il confoloit lesautres. II proportionnoit les remèdes aux sujets & auxmaladies ; car les prélats regardoient la dispensation dela pénitence comme une médecine spirituelle. Ilsétoient persuadés que la guérison des âmes demandepour le moins autant de science , de conduite , de pa-tience