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ans. La feptieme, fous Maximien, commença en 233,&dura trois ans. La huitième, fous l’empire de Décius ,fut une des plus cruelles, ma s elle dura peu : elle com-mença en 249, & finit en 231. Ce détai! chronolo-gique pourroit peut-être paroìtre sec & ennuyeux, s’iln’étoit doux à tout Chrétien de se rappeller les époquesdes triomphes de ses ancêtres dans la foi ; ainíi nouscontinuons fans craindre de rebuter le lecteur. Valé-rien ordonna laneuviemepersécution., en 237: elle duratrois ans. La dixieme s’éleva fous Aurelien , en 273 , Scs’appaifa en 275. Celle qui iuivit tut la plus longue &la plus violente de tomes; elle commença l’an 286,fous l’empire de Dioctétien & de Maximien , & fa du-rée fut de plus de vingt-cinq ans. Après avoir été quel-ques années assoupie par Constantin, elle fut renou-velléeavec fureur par Licinius, l’an 320; mais, ce princeimpie & barbare ayant été vaincu par Constantin , lesChrétiens commenccrent à respirer. En 361 Julien l’A-postat' troubla de nouveau la paix de l’Eglife , & necessa de persécuter les Chrétiens jusqu a fa mort, arrivéeen 363. 11 faut joindre à ces perlécutions celle de Sapor,roi de Perse, qui fut très-cruelle Sc très-longue , &nefut appaifée qu'en 380.
La persécution commençoit ordinairement par unédit de l’empereur qui défendrait aux Chrétiens de fairedes assemblées particulières, & leurordormoit de sacri-fier aux faux dieux , fous de certaines peines. Les évê-ques s’en donnoient avi-, & s’exhortoient les uns les au-tres à redoubler les prières & à encourager le peuple.Plusieurs prenoient alors la fuite, ainsi que le conseilleJ. C. lui-même; mais il en demeuroit oujours quel-ques- uns pour animer & fortifier le peuple par leur pré-sence. II est vrai qu’ils prenoient toutes les précautionspossibles pour fe bien cacher, parce que leur p rte pou-voir cauíer la dispersion du troupeau : aussi c’éroit euxque l'on cherchoit le plus. Quelques-uns changeoientde nom , afin qu ils ne fussent pas si aisément recon-nus. 11 y en avoir qui donnoient de i’argent pourfe racheter de la persécution : c’étoit touiours souf-frir en leurs bieps, Sc faire voir combien le salut de