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Tome troisieme.
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cens, de peur qu’ils ne semblassent offrir I’encens ensecouant les charbons, comme S. Barlaam, dont S. Ba-sile a fait l’éloge.

Les tourments ordinaires étoient d étendre fur unchevalet par des cordes attachées aux pieds & auxmains, & tirées des deux bouts avec des poulies , oupendre par les mains avec des poids attachés aux pieds,battre de verges ou de gros bâtons, ou de fouets garnisde pointes de fer nommée scorpions > ou avec des la-nières de cuir cru ou garnies de balles de plomb. Onen a vu grand nombre mourir fous les coups. D’au-tres étant étendus, on i;ur brûloitles côtés & on lesdéchiroit avec des ongles ou des peignes de fer enfortetjue souvent on découvroit les côtes òr jufqu’aux entrail-les. Le feu entrant dans les corps étouffoit les patients.Pour rendre ces plaies plus sensibles, on les frottoirquelquefois de íel & de vinaigre, & on les rouvroitlorfqu’elles commençoient à fe refermer. Tout ce quedifoient pendant ces tourments le juge ou les patients,étoit écrit mot pour mot par des greffiers. ( Voye{Ailes des Meityrs. )

On ne faifoit pas mourir les Chrétiens fur le champ,après les avoir déchirés de coups; on les conduifoit enprison , pour les éprouver plus long temps & les tour-menter à plusieurs fois. Les prisons mêmes étoient uneautre efpece de tourment. Les confesseurs de J. C.étoient enfermés dans les cachots les plus noirs & lesplus infeéts. On leur mettoit les fers aux pieds Sceauxmains. On leur mettoit au cou de grandes pièces debois, ou des entraves aux jambes, pour les tenir élevéesou écartées, le patient étant posé fur le dos. Quelquefoison femoit le cachot de petits morceaux de pots de terreou de verres cassés , & on les’y étendoit tous nus & toutcouverts de blessures ; quelquefois on laissoit corrompreleur', plaies , & on les faifoit mourir de faim & de soif.Quelquefois on les nourrissoit & on les pansent avecfoin , mais c’étoit afin de les tourmenter de nouveau.On défendoit d'ordinaire de les laisser parler à personne,parce que l’on fçavoit que dans cet état ils convertis-soient beaucoup d’infideles, souvent jusqu’aux geôliers

C. R. Tome 111, O