naire étoient des esclaves. Les épouses légitimes n’a-voient au-dessus d’elles que la dignité qui rendoit leursenfants héritiers. Ainsi le nom de concubinage nesigni-fioit pas une débauche, comme parmi nous ; c’étoit ren-iement un mariage moins ioiemnel.
« Au reste, bien loin que cette licence rendît le mariageplus commode, le joug en étoit bien plus pesant. Un marine pouvait partager si également son cœur entre plu-sieurs femmes , qu’elìes fussent toutes concertes de lui.II étoit réduit à les gouverner av?c une autorité abso-lue, comme font encore le> Levantins. Ainsi il n’y avoitplus dans le mariage d’égalité d amitié & de société. IIétoit encore p us difficile que les rivales pussent s’ac-corder emr'eìí- s ; c’étoit continuellement d.’s divisions,des cabales, & des guerres domestiques- Tous les en-fants d une femme avoiem autant de marâtres, que leurpe e avoit d’autres femmes. Chacun époufoitics intérêtsde la mere, & regardoit les enfants des autres femmescomme des étrangers ou des ennemis : de-là vient cettemaniéré de parler fi fréquente dansi’Ecriture: C est monfrere, le fils de ma mere. On voit des exemples de cesdivisions dans la famille de David, & encore de bienspires dans celle d’Hcrode.
On ne voit pas que la Polygamie fût en usage cherles anciens Grecs & Romains; ils n’avoient qu’unefemme à la fois, mais ils avoient la liberté d’en changerpar le moyen du divorce.
La Polygamie est aujourd’hui défendue dans tous lespays Chrétiens, non-seulement par les loixdivines, maisencore par i’autorité civile : mais presque toutes lesfausses religions répandues dans l’Asie. l’Afrique &l’Amérique , permettent aux particuliers d’avoir autantde femmes qu’ils en peuvent nourrir. II est prouvéqu’une pareille permission , loin d’être favorable à lapopulation, lui est même très-contraire.
2 . Chez les anciens Perses, rien n’étoit plus honorableque d’avoir une nombreuse famille ; & chacun , pourse distinguer de ce côté, prenoit autant de femmes qu’itpouvoit.
3, Les habitants de Fida , fur la Côte des Esclaves £