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Tome troisieme.
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feule : après fa mort ils font obligés de porter le deuilpendant l’espace de trois ans. 11s héritent aulîì des biensde leur pere, comme les enfants de la femme légitime.Parmi les femmes de l’empereur , dont le nombre esttrès-grand , il n’y en a qu’une qui soit honorée du titrede reine ou d’impératrice. Elle feule peut s’asseoir enprésence du monarque & manger avec lui.

6. Qoique la Polygamie soit permise aux Indiens Gen-tils , cependant, au rapport d’Ovington, il est rare qu’ilsprennent plusieurs femmes ; Scieur conduite fur ce pointest fondée fur des raisons que ce voyageur fe plaît mali-gnement à détailler. « Ils font convaincus , dit-il, que» les douceurs Sc la satisfaction qu’ils trouveroient avec» plusieurs femmes, n’égaleroient pas les peines Sc les» chagrins qu’ellesleur cauferoient. Ils aiment mieux fe» priver de ce que leur disposition présente semble» demander, que de s’expofer aux suites fâcheuses qui» en peuvent arriver. >, Le même voyageur ajoute » : Un» Banian homme d’eíprit avoit coutume de déclamer» contre la folie de ceux qui s’engagent en même temps» à deux femmes, dont l’amour n’est propre qu’à pro-« duire des jalousies continuelles. Si, disoit-il, on fait» des caresses à l’une, l’autre ne manquera pas de s'en» plaindre comme si on la méprifoit. Ces plaintes tien-« nent un mari dans un continuel embarras, Sc troublentn continuellement son repos, »

7. Les Indiens du royaume d’Azem ont ordinairementquatre femmes , dont chacune a ses fonctions marquéesdan; la maison.

8. Les habitants du royaume de Laos, dans la prefqu’isleau-delà du Gange , pensent qu’il est plus honnête à unhomme de fe contenter d’une feule femme, que d’enavoir plusieurs : cependant si un ministre, un magistrat ,ou queiqu’autre personne constituée en dignité, voulantdonner l’exemple de la décence , ne prend qu’une seulefemme, auffi-tôt les chansons, les railleries , les brocardspleuvent fur lui ; on se moque par-tout de son avarice ,qu’il veut couvrir , dit-on , du voile de la continence.Ces peuples en général n’ont guere qu’une feule femme,