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Tome troisieme.
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avoir satisfait à fa dévotion, il se fait donner par 1sprêtre une espece de certificat de son pèlerinage , quel’on nomme ofarai, puis il s’en retourne dans sonpays. En revenant, il se fait distinguer par un petitlurtout blanc & fans manches, qu'il met sor ses ha-bits , fur lequel on lit son nom brodé par-devant 6cpar - derriere. Les grands seigneurs qui ne veulentpas s’exposer aux fatigues d’un long voyage, gagentquelqu’un qui fait pour eux le pèlerinage. L’empereurenvoie, tous les ans, une ambassade soìemnelle autemple principal d’Isie ; & c’est ainsi qu’il s’acquitte del’obligation du pèlerinage. Voye{ Ofarai.

SANHÉDRIN. Ainsi se nommoit le grand consis-toire des Juifs, établi par Moyse. II étoit composé desoixante-onze anciens, entre lesquels il y en avoir unqui avoit la qualité de Chef ou de Président du con-sistoire ; & c’est celui que les Juifs appellent encoreaujourd’hui Hannasci ou le Prince. Outre ce président,il y avoit une espece de vice-gérent , auquel on don-noit le nom de Av, ou Pere du consistoire. Tous lesautres n’avoient point d’autre nom nue celui d’An-ciens ou de Sénateurs. Ils étoient tous assis en demi-cercle ; & le président étoit au milieu , ayant à sadroite le vice-gérent. Quelques-uns parlent d’un troi-sième ancien , auquel on donnoit seulement le nom deHacam, (sage,) lequel étoit astis à la gauche du pré-sident ; de sorte que le vice-gérent & ce Hacam étoientcomme les deux conseillers assesseurs du président.Cet ordre des séances du Sanhédrin s’est conservé dansles synagogues des Juifs, &. même dans les premieresassemblées des Chrétiens. Le Sanhédrin ne pouvoit setenir que dans la ville de Jérusalem , en un lieu qu’onappelloit Liseat-Hagaçit, (conclave de Pierre) quijoignoit le temple, & qui même en faisoit partie. Ôny jugeoit, en dernier ressort, des causes majeures ôCde tout ce qui concernoit la religion. L’autorité duSanhédrin étoit si grande, qu’il pouvoit, selon le lan-gage des Juifs, faire le Such la tora , (une haie à laloi,) parce qu’il étoit le maître de l’interpréter. Ceuxqui refusoient de se soumettre à ses décisions, étoient

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