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regardés comme des rebelles & des excommuniés»C’est dans ce tens qu’un rabbin appelle le Sanhédrin ,le fondement de la Loi de bouche, & la colomnede la véritable doctrine. Nos conciles font aujourd’huil’image la plus fidelle de ce grand consistoire des Juifs,dont ['autorité a subsisté autant que leur république ,& dont les constitutions recuei l es avec foin serventencore à les guider depuis leur dispersion.
Depuis que le Sanhédrin des Juits est aboli, iW n'ontpoint tenu d’asièmblée qui ait plus de rippor\ à cegrand consistoire, que l’eipece de concile qu’ils tinrent,dans le dernier siécle , dans la plaine d’Agéda, à trentelieues deBude, en Hongrie ; concile dont VI. Basnage,dans son Histoire des Juifs, rapporte plusieurs parti-cularités intéressantes. L’assemblée étoit composée detrois cents rabbins, choisis entre les plus habiles dela nation, qui parloient aisément la langue hébraïque,& qui a voient prouvé leur généalogie. 11s étoient rosiscampés fous des tentes ; Lc le lieu de f assemblée étdritausti une tente , beaucoup plus grande que les amies.Celui qui fut élu , pour présider à ['assemblées étoitissu de la tribu de Lévi. II prit sa place devant unetable , vis-à-vis de la porte d’orient ; & , tous les rab-bins ayant formé un cercle autour de lui. il ouvrit lapremiere séance , en leur déclarant que la questionqui les avoir rassemblés étoit de sçavoir si le Messièétoit déja venu, ou bien lì l'on devoit encore l’atten-dre, & qu’iì s’agissoit d’examiner à fond un point austiimportant. On diíputa beaucoup fur cette matière,dans les différentes féanc s du concile; & les espritsse partageant en deux opinions. Quelques docteurssoutenoient que le Messie étoit déja venu ; mais ils nes’accordoient p»s entr’eux fur ce Messie, les uns di-sant que c’étoit le prophète Elie, les autres que c’éroitJesus-Christ. Mais, ces derniers ayant voulu s’étendrefur les miracles & les vertus de Jesus-Christ, on lesréfuta avec une vivacité & une aigreur qui failoientassez voir qu’ils avoient raison. Les docteurs qui fou*tenoient que le Messie n’étoit pas venu étoient en plusgrand nombre, &. l’emporterent fur les autres. II fusC.R .Tome III. H h