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Tome troisieme.
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Ce n’est-là qu’une très-petite partie du touc' auquel ilsfont continuellement en pro e. En bonne foi, croyez-vous que, si le trône & les richesses avoient eneffet de si grands charmes , j’eusse été ass z fou poury renoncer , Lc pour me réduire à l’état d’un parti-culier ? Mon exemple doit être pour vous une bonnepreuve que le fort des fiches & des p issants n’estpas si fort à envier. Vous vous plaignez de ce qu’ilsse nourrissent de mets exquis , tandis que vous n'avezque des aliments grossiers. Plaignez-vous donc ausside ce qu’ils font toujours fo'bles &. infirmes, tandisque vous êtes tains ot robustes. Pouvez vous me mon-trer un riche qui n'annonce pas, par la pâleur de sonvisage, que les plaisirs s’achetent aux dépens de iasanté ? Quel est le r che qui, dans fa vieil.esse, puissemarcher tout seul, & qu’ii ne faille pas po ter à quatre ?En deho s, il est tout éclatant d’or; en dedans, ilest tout pourri. Joignez à tous ces m.ux le dégoût& la satiété qu engendre nécessairement l’habitude dnplaisir & de la bonne chere Je passe fous silence leschagrins domestiques auxquels ils font exposés; lespe.nes sensibles, que leur font fouv nt éprouver unfils libertin, une épouse adultéré, une maîtresse infi-delle & une infinité o’aut es éfagréments qu’ils ont àessuyer , & auxquels vous ne faites pas atten i n. Vousne voyez que l’éclat de l’or & de la pourpre dontils font couverts, & vous ne v yez p^s les noirs sou-cis dont leur coeur est rongé. Ce font vos respects ,vos basses adorations, qui tont tout le bonheur desriches. Quand vous les voyez portés fur un char su-perbe , traînés par deux chevaux blancs, peu s’enfaut que vous ne vous prosterniez devant eux. 11sjouissent de votre étonnement, ue votre air rampant& humilié ; & , lorfqu’ils voient les hommages quevous leur rendez, ils fe croient prefqu’autant de dieux.Si vous paroiffìez, au contraire, ne taire aucun casde leur luxe & de leur magnificence ; si , lorsque leurchar passe, vous ne daigniez pas le regarder; si,en leur parlant, vous n’aviez pas tans cesse les yeuxfixés fur l'émeraude qui brisse à leur doigt; si vousC. R. Tomt J IL I»