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Tome troisieme.
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se fait voir à eux , & avec lequel ils s’entretiennent.

9. Dans le royaume de Quiteve, & dans les pays voi-sins ou dépendants du Monomotapa , dans l’Atrique,on punit de mort ceux qui font convaincus d’avoir pra-tiqué la sorcellerie. Cependant la superstition & l’igno-rance de ces peuples font si grandes , qu’ils ne man-quent jamais de consulter le tort , lorsqu i!s sont prèsd’entreprendre quelque affaire importante. Pour enconnoître le succès , ils jettent une espece de dé ma-gique , ou tracent sur la terre des lignes & des figuresmystérieuses.

10. Les peuples qui habitent aux environs de la rivierede Guillimança ont avili une extrême paffion pourles sortilèges. Ils emploient dans leurs opérations ma-giques une forte de danse dont les mouvements sonttrès-vifs. Une troupe de gens s’affemble pour danlercette danse mystérieuse; Jorsqu’ils sont en train, quel-qu’un des danseurs entre tout-à-coup dans un enthou-siasme divin : alors l’esprit qui le possede , annonce l’a-venir par sa bouche.

r i.La superstition est ordinairement accompagnée degrands dehors de religion ; cependant les peuples deMatalane , province de l’iste de Madagascar , qui n’ontni temples, ni mosquées , sont peut-être les plus su-perstitieux de l’Asrique. Leurs docteurs, nommés Om~biasses, fourbes signalés qui professent à-la- fois tous lesarts faits pour tromper les hommes, & qui sont enmême temps prêtres , médecins , astrologues & sor-ciers , vendent fort cher à ces peuples crédules de pe-tits billets, en caractères arabes , & leur persuadentque ce sont des préservatifs assurés contre toute sortede maux. Ces pauvres ignorants reçoivent avec respectces billets, qu’ils nomment en leur langue hìrìdsi , oubien mafarabou , & quelquefois talijsimou , nom quiparoît avoir quelque rapport avec notre mot talisman.Ils en font auílì graver les caractères fur de l’or & del’argent, ou fur de petits morceaux plats de roseau. Ilsont grand soin de les porter à leur cou , enveloppésdans un morceau de cuir, de toile ou de quelque étoffe ;& lorsqu’ils en sont munis, ils croient fermement qu’ils