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rettes chargées de provisions, & y passoîent trois joursdans la joie & dans la bonne chere. Le quatrième jour,lorfqu’ils étoient près de s’en retourner, il s’élevoittout-à-coup une affreuse tempête mêlée de tonnerre& d’éclairs, & accompagnée d’un déluge d’eau & depierres, qui tomboit du ciel.
Les Gaulois avoient une vénération particulièrepour le fleuve du Rhin. Des armées entieres venoientfur ses bords implorer son secours, & lui demanderà grands cris la victoire. La feule vue de ce fleuveremplisioit les soldats d’un courage extraordinaire.
7. Les Lapons ne vont jamais à la chaise qu’ils n’aientauparavant déterminé , par le moyen du tambour ma-gique , quel est le jour le plus favorable pour cet exer-cice. Lorfqu’ils partent pour aller chasser, ils évitentde sortir de leur cabane par la porte ordinaire ; parceque c’est celle qui sert de passagea leurs femmes. Engénéral, c’est un très-mauvais présage pour un La-pon qui va à la chasse, de trouver une femme sursa route. La maniéré dont les Lapons chassent l’oursest accompagnée de tant de pratiques superstitieuses ,qu’on feroit tenté de croire qu’ils ont une vénérationparticulière pour cet animal. Lorsque quelqu’un d’en-tr’eux a découvert le lieu où l’ours se retire, il y mar-che le premier, armé simplement d’un bâton, au boutduquel est une petite pomme entourée d’un anneau.delaiton. II est suivi de celui auquel on a commis le foinde chercher, par le moyen du tambour magique, quelferoit le succès de la chasse. Un grand nombre dechasseurs viennent ensuite en bon ordre, chacun se-lon leur rang. Ils ont tous leur emploi particulier pource qui concerne la chasse. Lorsque l’ours a été cou-ché par terre, les chasseurs chantent leur victoire ; Scl’on remarque que, dans leurs chansons, ils n’oublientpas de remercier l’ours de ce qu’il a épargné la vie deschasseurs ; puis chacun prend une poignée de vergesdont il fouette l’ours. On met ensuite l’animal sur untraîneau ; & on le conduit en triomphe vers une ca-bane construite exprès. Les chasseurs , dans leurs chan-sons , supplient l’ours de ne point se venger de ceu*