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Tome troisieme.
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lir.e , dans l’endroit qu’on appella depuis campus fcele-ra:us, à c--use de ces funestes cérémonies. La litieres’arrètoit alors. Le pontife venoit 1 ouvrir en pronon-çant quelques prières à voix basse. 11 oioit à la Vestaleles liens ; lui donnoit la main pour l’aidcr à descendre ;la conduisent sur le tombeau, & la livroit lui-même auxexécuteurs. L’ouverture du tombeau étoit au sommetde cette levée prodigieuse que Tarquin fit faire pourl’écoulement des eaux. La Vestale y delcendoit par lemoyen d’une échelle. On la failoit entrer dans une pe-tite cellule creusée en voûte , à une certaine profon-deur , & dont la forme étoit celle d’un quarté long. Orvl’asseyoit sur un petit lit qui y étoit préparé. On mettoità côtéd’eìle une table sur laquelle étoit une lampe allu-mée , & une légere provision d’huile , de pain , de laiték d’eau. Aufli-tôt que la prêtresse étoit descendue »on fermoit l’ouverture de la fosse , & on la combloitavec de la terre.

Ces exécutions terribles ne surent pas auffi fréquen-tes qu’on pourroit se l’imaginer. L’ordre des Vestalesdura environ onze cents ans. Pendant ce temps, onen compte vingt qui furent convaincues d’inceste.Treize seulement furent enterrées vives : les sept autrespérirent par divers genres de supplices à leur choix»

On vit souve :t des prêtresses injustement accusées.Les historiens payens ne manquent pas de rapporter uneinfinité de miracles opérés en leur faveur. Celui de laVestale Claudia est un des plus remarquables : nousPavons rapporté à l’article Cybele.

Les Vestales étoient dédommagées de la contrainte& des devoirs pénibles de leur état, par des privilègesglorieux, & des honneurs extraordinaires. Numa leuravoir accordé le pouvoir de tester du vivant de leurspere & me te. Auguste les mit en possession de toutesíes prérogatives dont jouissait dans Rome une femmequi avoit donné trois citoyens à l’Erat. Leurs biens leurappartenoient en propre à chacune. Elles en difpo-soient à leur volonté , par vente , par donation ou au-trement , fans l’entremife d’un curateur. Si elles ren-controient en chemin un criminel que l’on conduisait aa