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supplice , elles a voient le privilège de lui pouvoir sauverìí vie ; seulement ils falloir qu’elíes affirmassent par ser-ment que cette rencontre s’ctait faite par un pur hasard :hors de ce cas, elles ne juroient jamais en justice ; leurdéclaration pure St simple avoir la force d un ferment.Quand elles marchoient par la vdle, elles étoient pré-cédées d’un licteur, qui strvoit en même temps & àles garantir de toute insulte, & à leur faire honneur.Dans les commencements de leur institution , ellesn’avoient po nt de licteur. On raconte qu’un soir ureVestale, se retirant après souper seule, lous des vête-ments communs, fut violée par un jeune homme dansune rue écartée. C:t accident fit songer à mettre lachasteté de ces fi;les à l’abti d’cn pareil outrage. Enconséquence , le licteur leur fut décerné. 11 y avoit uneloi qui défendent, sous peine de mort, d’entrer dansleurs litières : peut-être fut-elle occasionnée par quel-qu’ávénemenr semblable. Les consuls & les préteurs sedétournoient de leur chemin, lorsqu’iis rencontroient uneVestale. Si des embarras les empêchoient de s’écarter,ils s’arrêtoient jusqu à ce qu’elîes eussent passé , & fai-soient baisser devant elles la hache & les faisceaux- LesRomains leur accordoient une sépulture dans le l'ein mê-me de leu: ville ; honneur rare, q selles ne partageoientqu’avec un petit nombre de familles illustres. Les Ves-tales condamnées en jouissaient elles-mêmes. Le caw-pus sctbrjtus étoit dans 1 intérieur de Rome. Tous lesans, à certains jours , le peuple se rendoìt en foule !urce tombeau , & y fai'oit des prières pour appaìserleurs manès. Les Vestales avoient dans la ville toutle crédit qae donnent la sagesse & la religion. On lesemployoit souvent pour rétablir la paix dans les famil-les, pour réconcilier des ennemis, pour protéger lefoible & désarmer l’oppresseur. Tous les ans , elles serendoient chez le roi des sacrifices, quî étoit la premierepersonne de la religion après le grand pontife , pourl’exhorter à observer exactement le» devoirs. On dé-poíbit entre leurs mains les actes les plus secrets & lesplus importants. Les premiers citoyens leur remet';-lentquelquefois leur testament. Elies ace- pterent la garde
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