44 Plantes agames et cryptogames.sieurs observateurs croient que cette poussière, quelquefine quelle soit, est un amas d’élytres qui contiennentdes séminules infiniment plus petites. Cependant on n’avu clairement d’élytres jusqu’à ce jour, que dans les con-ceptacles appelés gyrômes.
Beaucoup de Lichens se multiplient non-seulementpar séminules, mais encore par propagules, qui se réu-nissent çà et là, et forment des taches pulvérulentes,que la plupart des Botanistes modernes nomment soré-dions \_soredia~\ (i). Cette poussière, composée de frag-mens de la thalle ou du podétion, est désignée sous lenom de fleurs mâles dans les ouvrages de Linné , d’Hed-wig et de plusieurs de leurs disciples.
Aucun Lichen n’est d’une substance herbacée, quoiqueplusieurs soient d’une couleur verte et que beaucouprejettent du gaz oxigène dans les mêmes circonstancesque les feuilles. Leur tissu est tout cellulaire, sans lamoindre apparence de vaisseaux. Dans les podétionsdéveloppés en tiges solides, on distingue très-bien unfilet ligneux revêtu d’une écorce lâche. M. Ramond ob-serve que lorsqu’on déchire un Lichen , sa substancede blanchâtre qu’elle était, devient verte ; phénomènequ’il attribue à l’extravasion de sucs colorés qui s’échap-peraient de cellules particulières ; mais ne se pourrait-il pas qu’il eût pour cause la combinaison de l’oxigènede l’air avec la substance du Lichen P
Hypoxylées (a).
Ce groupe s’enchaîne naturellement avec les Lichens,en sorte qu’on ne peut marquer avec rigueur les limitesrespectives de l’un et de l’autre.
(i) Glomeruhis d’Acharius.
(a) Consultez la Planche 65, fig. 2 et 11 , et la Planche 66 , fîg. 1 .