Les Champignons. 4 1 9
laire des plantes, et ne peuvent se développer autre part.Ils représentent, dans le llègne végétal, les Hydatides ,les Tœnias , les Tétragules, les Ascarides, et une fouled’autres Vers qui vivent dans le corps des animaux. Vousnoterez pourtant cette différence que les Vers intestinsne paraissent point au dehors, tandis que les Champi-gnons intestins déchirent, en se développant, lepidermequi les recouvre, et terminent leur croissance à l’airlibre. C’est une question qui n’est pas résolue de savoircomment ces Champignons se disséminent. 11 n’y a aucundoute que leurs séminules impalpables arrivent sousl’épiderme ; mais comment y parviennent-elles ? voilàla difficulté. Sont-elles introduites avec l’humidité de laterre , dans les racines, et déposées par la sève, dans letissu qui végète à la lumière ; ou bien, pénètrent-ellesdirectement sous l’épiderme par les pores imperceptiblesdont il est criblé P Cette dernière opinion semble plusprobable. De quelque manière qu’on explique le phéno-mène (en rejettant toutefois l’hypothèse des générationsfortuites ), il est une preuve irréfragable de la prodi-gieuse divisibilité de la matière organisée et vivante.
Les Botanistes qui ont cru à l’existence d’organes mâleset femelles dans les Algues, les Lichens et les Hypoxy-lées, ont supposé qu’ils existaient également dans lesChampignons. Les lames et les tubes de ces végétauxont quelquefois un rebord frangé. Micheli voit dans cerebord l’organe mâle; Hedwig, au contraire, penseque c’est le stigmate , et il prend pour des étamines cer-tains filets succulens chargés de petits grains qui, selonlui, entourent les globules reproducteurs , ou, pourparler dans son sens, les pistils avant l’entier dévelop-pement de la plante. Bulliard pense que, dans plusieursespèces, le fluide fécondant dépourvu d’enveloppe, esten contact immédiat avec les embryons, et que dans
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