Caractères. 47 5
interne du calice. Le caractère de l’adhérence du caliceà l’ovaire entraîne donc après lui une suite d’autrestraits caractéristiques. Ainsi l’ importance des caractèresse déduit , non-seulement de leur constance , mais encorede la nécessité de leur coexistence (i).
Comme nous avons séparé les organes en deux grandssystèmes, celui de la végétation et celui de la reproduc-tion , nous pouvons aussi considérer deux ordres de ca-ractères, selon qu’ils se rapportent à l’un ou à l’autresystème.
Les caractères de la végétation sont peu multipliés,et presque toujours isolés ; les caractères de la reproduc-tion sont très - nombreux, et souvent un seul devientl’indice certain de l’existence de plusieurs autres.
Il est rare que des plantes , qui se rapprochent parles caractères de la reproduction, s’éloignent beaucouppar les caractères de la végétation. Par exemple, toutesles plantes qui ont quatre étamines didynames, atta-chées sur une corolle monopétale bilabiée, et quatreérèmes au fond d’un calice monosépale, ont une tigecarrée et des feuilles opposées.
Il arrive communément, au contraire , que des plantesqui se rapprochent par les caractères de la végétation,s’éloignent par ceux de la fructification. Les Labiées ,les Myrtacées , les Caryopliyllées ont toutes égalementdes feuilles opposées, et cependant il n’y a aucune res-semblance entre leurs fleurs. Cette considération suffit,en général, pour établir conventionnellement la supré-matie des caractères de la reproduction sur ceux de la
(i) J’ai, développé ce principe fondamental dans ma lettre àM. Deleuze, imprimée en 1810, dans les Annales du Muséum d’histoirenaturelle.