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Seconde partie.
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476 THÉORIE FONDAMENTALE,

végétation, et lexpérience journalière confirme ce ju-gement.

La graine a cette prérogative , quelle réunit en elledes caractères propres aux deux séries, et cest la raisonpourquoi lon en peut tirer dexcellentes notes caracté-ristiques. Lembryon est le commencement dune nou-velle plante, et il nous offre les premiers caractères dela végétation; mais sa situation dans le fruit, le nombre,la forme , la consistance de ses enveloppes, sont évidem-ment des caractères que lon doit rapporter à ceux de lareproduction.

On doit, autant quon le peut, éloigner ou rappro-cher les plantes par des caractères saillans, que lœil sai-sisse dabord, sans même faire usage des verres; mais silexpérience venait à nous apprendre que des caractèresplus constans et plus propres à donner lexplication desphénomènes physiologiques, ne se découvrent quaumoyen du microscope, il faudrait bien avoir recours àcet instrument pour établir les rapports naturels desplantes, car le but que se propose le Botaniste est moinsde rendre la science facile, que solide, profonde etvaste (1).

Individu.

Tout etre organisé, complet dans ses parties , distinct etsépare des autres êtres, est un Individu. Une Giroflée, unAbricotier, un Chêne, une Mousse, qui sont provenusde graine, ou de bouture , ou de marcotte, et dont lexis-tence est indépendante de celle des végétaux qui les ontengendrés, sont autant dindividus du Règne végétal.

(1)... cum rerum Natura nunquam magls quant in minimis tota sic. Plin.Minimis partibus , per totum Naturœ campurn , certitudo ominis innititur;<juas qui fugit, pariter Naturam fugit. Phil. Bot.