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végétation, et l’expérience journalière confirme ce ju-gement.
La graine a cette prérogative , qu’elle réunit en elledes caractères propres aux deux séries, et c’est la raisonpourquoi l’on en peut tirer d’excellentes notes caracté-ristiques. L’embryon est le commencement d’une nou-velle plante, et il nous offre les premiers caractères dela végétation; mais sa situation dans le fruit, le nombre,la forme , la consistance de ses enveloppes, sont évidem-ment des caractères que l’on doit rapporter à ceux de lareproduction.
On doit, autant qu’on le peut, éloigner ou rappro-cher les plantes par des caractères saillans, que l’œil sai-sisse d’abord, sans même faire usage des verres; mais sil’expérience venait à nous apprendre que des caractèresplus constans et plus propres à donner l’explication desphénomènes physiologiques, ne se découvrent qu’aumoyen du microscope, il faudrait bien avoir recours àcet instrument pour établir les rapports naturels desplantes, car le but que se propose le Botaniste est moinsde rendre la science facile, que solide, profonde etvaste (1).
Individu.
Tout etre organisé, complet dans ses parties , distinct etsépare des autres êtres, est un Individu. Une Giroflée, unAbricotier, un Chêne, une Mousse, qui sont provenusde graine, ou de bouture , ou de marcotte, et dont l’exis-tence est indépendante de celle des végétaux qui les ontengendrés, sont autant d’individus du Règne végétal.
(1)... cum rerum Natura nunquam magls quant in minimis tota sic. Plin.Minimis partibus , per totum Naturœ campurn , certitudo ominis innititur;<juas qui fugit, pariter Naturam fugit. Phil. Bot.