Famille. 483
les efforts des Naturalistes, pour se rendre exacts , n’ontd’autres résultats que de multiplier les noms sans aucunprofit pour la connaissance des choses. Les genresMelissa, Thymus, etc., rentrent dans cette catégorie.Pour avoir une idée juste de ces associations, il est né-cessaire de connaître les espèces qui les composent.
Les genres par groupes sont les plus satisfaisans pourl’esprit. Ils offrent une réunion d’êtres étroitement liéspar une multitude de rapports que le naturaliste le moinsexercé aperçoit du premier coup-d’œil. Chaque organeessentiel, comparé dans les diverses espèces, se présenteavec des modifications si légères, que l’étude d’un seulindividu suffit pour donner des notions exactes sur toutesles espèces.
Ce sont les seuls genres sur lesquels les observateurssoient parfaitement d’accord. Le lien qui les unit est du-rable, et il est impossible que les esprits judicieux n’enreconnaissent pas la solidité. Quel Botaniste sensé pour-rait avoir la fantaisie de bouleverser les genres Rosa,Dianthus , Scutellaria, Narcissus P Ces groupes sontindépendans de nos systèmes ; ils ont une réalité méta-physique aussi évidente pour nous, que l’existence ma-térielle des individus.
On ne peut faire entrer dans les trois divisions que jeviens de tracer, la totalité des genres. 11 en est un grandnombre qui n’ont point de caractères bien tranchés, etqui prennent une place différente , selon la manièredont on les envisage ; mais en développant la théorie dela formation de ces petites familles, mon unique des-sein a été de vous mettre en garde contre les préjugéset l’esprit de système.
Famille.
De même que l’on a rattaché les espèces les unes aux