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autres pour constituer les genres, on a réuni les genresentre eux pour composer les Familles. Ces associationssont fondées , comme les premières, sur la ressemblancedes traits caractéristiques, et particulièrement sur la res-semblance des organes de la reproduction. Si l’on con-çoit que certaines modifications des organes puissent seretrouver les mêmes dans plusieurs genres, il est faciledimaginer comment les familles se sont établies. Lesunes offrent des réunions que Ion prendrait volontierspour de grands genres, tant les espèces qui viennent yprendre place ont de ressemblance dans toutes leursparties : ce sont les familles en groupe, telles que lesCrucifères, les Labiées et les Ombellifères ; les autressont composées de genres qui ne présentent à la véritéqu’un petit nombre de caractères communs, mais qui,étant rangés suivant les règles de l’analogie, offrent unesérie d’espèces dont la liaison est évidente : ce sont lesfamilles par enchaînement, telles que les Borraginées etles Renonculacées .
11 y a aussi des familles systématiques , si toutefois onpeut donner le nom de familles à des démembremensde grandes familles très-naturelles, que l’on subdivisepour la simple commodité de l’étude, d’après la consi-dération d’un caractère isolé. Les Semiflosculeuses, lesFlosculeuses et les Radiées, ou bien les Chicoracées, lesCynarocéphales et les Corymbifères, dans la famille engroupe des Synanthérées, sont des exemples frappans deces coupures artificielles.
Les familles sont, dans le Règne végétal, le terme deces réunions successives d’individus, fondées sur les ana-logies organiques. A la vérité, on aperçoit encore deloin à loin des points de contact entre quelques famil-les, mais ils sont généralement parlant, trop rares ettrop faibles pour donner jamais lieu à de grandes asso-ciations avouées de tous les Botanistes.