î» E t A Chronoiosie. 191atífcun égard à l’injonctiôn du Concile. Onadopta purement & simplement le Cycle Lu-naire de Methon de dix-neuf ans. Ce Cyclan’est pourtant pas exact. L’année Solaire qu onavoit fixée à trois cens soixante-cinq jours sixheures , ne s’accordoit pas avec la révolutiondu Soleil, qui est moindre de plusieurs minutes.
De la premiere inexactitude , il devoit résulterqu’au bout de 6 a; ans, les nouvelles Lunes dé-voient précéder de deux jours celles qu’annon-çoit la calendrier. Et de la seconde erreur ils’ensuivit que lequinoxe du Printems avançadans la fuite de dix jours ; desortc qu’au lieud’arriver le i > Mars , comme elle arrivoit dansle Concile de Nicée , elle se trouva au seiziemesiécle le > t du même mois.
Les Astronomes prévirent certe double er- 70Q ail jreur , ous’en apperçurent avant le rems. Le fa- a p r èsJ. C.Jtneux Bede fit remarquer ,trois siécles après,que lequinoxe anticipoir déja de trois jours.
En i ioo , cette anticipation éroit si considéra-ble, que le célébré li< ger Bacon , PhilosopheAnglois, cruirleyoir écrire au Pape pour 1 enavertir , & pour lui proposer un moyen de ré-forme : mais le Pape n’eut aucun égard à falettre & à ses raisons. Au commencement duquinzième siecie, on présenta au Concile deConstance des Mémoires si preíîans fur la né-cessité de certe réforme, quelle fût mise en dé-libération. Peu de tems après le Cardinal dcCuja , savant Mathématicien , fit les mêmes ins-tances au Concile de Latran. Rien ne lur réso-lu néanmoins dans ces Conciles. Par les avis-
de/ièj rìomontan 3 le Pape Sixte 1 P entreprit 1474;
ce grand ouvrage 7 mais la mort de ce fameux