de t A Navigation. ii }'fc.au fut aisée à faire. II ne s’agissoit que de per-cer le Vaifleau , pour y placer le tuyau ; de pla-cer à-côté un autre tuyau simple pour marquerle niveau cle la mer, & d’observer l’excès de l’é-lévation de l’eau dans le tuyau recourbé furcelle du tuyau simple. Cet excès donnoit ainsila vitesse du Vaifleau. Mais il falloir percer leVaisseau afin de placer ces tuyaux, & les Ma-rins ne voulurent point entendre raison là-deííus.
Je ne fais point s’il me convient de dire quej*ai voulu joindre moi-même mes efforts à ceuxde MM. Poleni & Picot. Mais si le Plan del’Histoire des Sciences est; de rapporter & lesdécouvertes & les nouvelles vues , je doisparler de mes inventions. Celles dont il s’agitdans le cas présent,font deux Machines avec les-quelles on peut estimer, ce semble , le chemindu Vaisseau avec assez de justesse. La premiersest composée d’une boule de bois emmanchée àun long bâton suspendu par son milieu ou en-viron, à la poupe du Vaifleau, de maniéré qu’ilpeut balancer en tout sens à la moindre impres-sion. Dans cette position , la boule est plongéedans l’eau. A l’autre extrémité du bâton, estattachée une corde qui passe dans un tuyau, &:au bout de laquelle pend un bassin dans lequelon met différons poids.
Quand le Vaifleau fait route, la boule, étantentraînée avec une force proportionnelle à lavitefle du Vaisseau, fait par conséquent pen-cher l’autre extrémité du levier ; ce qu’on em-pêche en mettant un contrepoids dans le bassinpour rétablir l’équilibre. Or c’est par ces poidsqu’on connoît l’estorc de l’eau fur la boule oq