2i4 Histoire
globe, & par conséquent sa viteííe. Afin de fa-ciliter cette connaissance , j’ai calculé une ta-ble , où l’on trouve la vîteííè du Vaisseau re-lative à la charge qu’on a mise dans le bassin ,& cela depuis iïx cens toises , jusqu'à près décinq lieues par heure.
La seconde Machiné est formée de deuxtuyaux , dont l’un reçoit une certaine quantitéd’eau qu’il reverse dans I’autre ; & comme ilen reçoit d’aurant plus que le sillage du Vais-seau est plus rapide , il en verse à proportionune plus grande quantité. En connoillant doncla quantité d’eau que contient le second tuyau,on a la vitesse du Vaisteau. Une table mec sousles yeux cette vitesse relativement -à la quantitéd’eau qu’on trouve dans ce tuyau. Ces deux Ma-chines font décrites avec figures dans l 'An demesurer le sillage du Vaisseau , imprimé en1750, chez Jonibert.
Ce ne lont pas là les seuls moyens dont onpeut faire usage pour estimer la vitesse du vais-seau. O11 parvient encore à cette estime d’unemaniéré plus savante : c’est en connoillant laforce du vent, son angle cl’incidence sur lesvoiles, la quantité de voiles qu’on porte, 6csangle de la dérive. II est vrai qu’il n’est pa.íaisé d’acquérir ces Connoilíances. Premiere-ment il faut une machine qui marque la forcedu vent. En second lieu , il est difficile de dé-terminer son angle d’incidence sur les voiles. 11s’agit en troisième lieu, d’évaluer la voilure oula surface des voiles. Enfin on est obligé de me-surer la dérive pour connoître la résistance quele vaisteau oppose à Pimpulsion de l’eau, sui-vant l’obliquité de sa route par rapport à sa
quillé.