ce l’Optique. i?7
la ne s’entend gueres ; mais la maniéré dont ilexplique la lumière est encore plus inintelligi-ble. La lumière , dit-il , est ce qui rend Tescorps transparens ; car les corps transparens nele font qu’en puissance , puisqu’ils font opaquesla nuit , & qu’ils ne deviennent transparensqu’à la présence de la lumière. 11 n’y a doncqu’elle qui puisse réduire cette puissance enacte. La lumière est doncl’aótedu transparent,en tant que transparent. C’est la conclusion d 'A-ristote. Et comme la couleur ne se fait sentirqn’à travers les corps qui ne font transparensqu’en puissance, elle est donc ce qui meut lecorps actuellement transparent. Ce Philosophene prétend pas néanmoins expliquer par-là lanature de la lumière : il avoue mcme presquequ’il l’ignore. Sa conjecture est que c’est la pré-sence du feu , ou de quelqu’autre corps lumi-neux au corps transparent.
Les Successeurs à’Arijlote qui s’occuperentde l’Optique, laiíîerent là ces notions obscures.Ils crurent qu’il falloir s’attacher uniquementà soumettre les mouvemens de la lumière auxloix de l’Optique , fans rechercher fa nature.Deux points fixerent principalement leur atten-tion : ce fut de déterminer la grandeur appa-rente des objets, qu’ils firent dependre des an-gles fous lesquels ils paroistent, & de trouverle lieu apparent de Limage dans les miroirsqu’ils formerenr par le concours du rayon ré-fléchi avec la perpendiculaire tirée de 1 objetfur le miroir. Avec ces deux principes ils ébau-chèrent la théorie de l’Optique. On attribue àhucìide cet estai : je dis qu’on l’attribue ; carplusieurs Mathématiciens soutiennent avec rai-
300 an»avant J. C.