B E t A Mechanique. 177Disciples de ce Philosophe jusqu’â la renais-sance des Lettres. On préféroit dans ces temsrecules les mots aux choses , & l’aveuglémentétoit porté au point qu’on ne vouloit pas desexplications claires & limples. Tems malheu-reux & bien humiliant pour l’esprit humain 1Ariflote avoitcependant donné ailleurs une so-lution indirecte du problème dont il s’agit,par la découverte de cette vérité. Si deux puis-lances se meuvent avec des vitesses réciproque-ment proportionnelles , leurs actions ferontégales : maïs l’amour du merveilleux & l’enthou-fiasme pour ces grands riens qu’on ne com-prenoit pas, empêcha qu’on s’attachât à ce prin-cipe simple & vrai , & qu’on en fît usage.
Cet aveugle dévouement à l’autorité & Aris-tote ne fit néanmoins point d’imprefiìon à cesâmes élevées qui ne se rendent qu’â l’évidence.Aussi le grand Archimede qui étoit destiné ,suivant la remarque de Wallis , à poser les fon-dements de toutes les Sciences, chercha à sou-mettre la Méchanique à des loix. Après avoirdémontré qu’il doit y avoir équilibre lorsquedes poids égaux sont suspendus à des distanceségales du point d’appui , il conclut cette bellevérité, qui est le principe fondamental de laMéchanique, c’est que l’équilibre doit subsist-er entre des poids ou des puiílances , lors-rpselles sont à des distances du point d’appuiproportionnelles à leurs poids.
. Ce grand homme jugea ensuite qu’un moyen.
, , en .Propre à augmenter l’estort des puissances,c étoit de déterminer le centre de gravité descoips. Ici il déploya tout son savoir en Géo-métrie, & en nt un heureux usage. II trouva