zc>4 Histoire
minés par les sinus des angles, que font leurslignes de direction avec celle qui résulte deleur concours d’action. Toutes ces nouveautésformerent une nouvelle Méchanique.
Ces succès engagerent deux savans Mathé-maticiens à s’attacher à cette science , & parce-que c’étoient des hommes de génie , leurs pro-grès furent rapides. Le premier est M. de laHire 3 &c le second M . A montons. 11s recher-chèrent comme de concert quelle éton la forcedes hommes & das chevaux ; & ils trouvèrent,i°. que la force de l’homme se réduit à vingt-sept livres seulement pour pouíler horisontale-ment avec les bras ou pour tirer une corde enmarchant. i a . Que la force de l’homme , lors-qu’il agit par la pesanteur de son corps est esti-mée cent quarante livres. 3 0 . Et que la forced’un cheval, pour tirer hotisonrâlement, seréduira celle de sept hommes , c’est-à-dire àcent soixante-quinze livres.
, Chacun de ces Méchaniciens contribua en-core en particulier à la perfection de la sciencequi nous occupe. I.a Hire chercha à appliquer lathéorie de la Méchanique aux Arts, & compo-sa à cet effet un Ouvrage qui parut à la fin dudernier siecle, avec ce titre : Traité de la Mé-chanique , où l’on explique tout ce qui ejl le plusnécessaire à la pratique des Arts , &c. Amnntonsméditoit un plus beau projet : c’étoit de sou-mettre les frottements des corps au calcul. 11jugeoit , avec raison , que sans une connoiffm-ce du moins générale de la résistance que lescorps éprouvent en glissant les uns fur les au-tres , il n’étoir pas possible d'évaluer l’essetd’u-ne Machine. Comme ceci est un effet physique,
l’expérience