et de la Musique. j49Voit être partagé en deux demi-tons : c’étoitunesupposition fausse. On le reconnut bien dans lafuite ; mais comme il falloit pour faire cepartage donner un peu plus d’étendue à laquarte ,8c diminuer par conséquent l’étenduede la quinte , on ne savoit comment s’y pren-dre pour introduire cette altération. Des sié-cles s’écoulerent fans qu’on pût ajouter ce dé-gré de perfection à la Musique. Enfin un hom-me , qui n’est point connu , ayant examiné l'ef-fet que produisoit sur l’organe de fouie, l’al-tération de la quinte , ne trouva point que ceteffet fût désagréable. Enhardi par cette expé-rience , il donna un peu plus d’étendue à laquarte , & rendit le second ton du tétrachordeégal au premier , 8c par conséquent susceptiblecomme lui d une corde chromatique, qui lepartage en deux semi-tons. Cela sonna un qua-trième système de Musique, auquel on donnale nom de Temperé.
Cependant pour noter ou écrire une chan-son , on écrivoitTju-desius des syllabes du texteOU de la chanson , le nom de toutes les cordes,qui exprimoient les différents tons. Cela étoitsouvent fort embarrassant, parcequele nom deces cordes ctoit quelquefois si long , qu’il ex-'cedoit beaucoup trop la syllabe du texte à la-quelle il donnoit le ton. Les premiers qui sell-èrent cette difficulté . voulurent substituer àcette écriture des lettres de leur alphabet, qu’ilsmirent tantôt droites , tantôt couchées , tantôtrenversées , afin que le nombre de leurs lettresput suffire pour exprimer tòus les tons. Par cesdifférentes situations , ils avoient trouvé lemoyen d’avoir plus de dorue cents caractères,