%6o Histoire de ^Acoustiqueceque les Italiens serrent tous les dents &c n’oit-vrentpas a(Tez la bouche. Tout le monde con-vient qu’il n’y a qu’en France où l’on ouvrebien la bouche en chantant. Les autres Peu-ples , 8c fur-tout les Italiens, mangent ce:qu’ils disent. Qu’cn ajoute à cela qu’il est trèsdifficile d’entendre les paroles Italiennes , par-ceque la Poésie Italienne étant pleine d’éli-íions , en prononçant les syllabes se confon-dent les unes clans les autres. Outre cela, lalangue Italienne est chargée d’expreílions alam-biquees, de métaphores, de comparaisons , 8cfa construction est presque toujours renversée,ce qui la rend quelquefois inintelligible , aulieu que la langue Françoise est toujours na-turelle , simple , claire & bien construite.
Voilà ce qu’on répondit à l’Auteur du Pa-rallèle. Les preuves ne manquèrent point. Oticita une multitude d’exempîes, qui ne laissè-rent point de prise à la répliqué. Cet Auteurconvint que les % fréquents dans la langue Ita-lienne , íès terminaisons perpétuelles en u, ené , en i , & en o , lui ôtent la gravité , la no-blesie & l’énergie , & lui donnent une douceurfade & excessive , qui dégénéré en une puéri-lité efféminée. Mais ce n’étoit là , comme il ledit, que le matériel de la Musique , &c il fal-loir répondre aux attaques directes qu’il adref-foit aux Airs, à la Musique fans parole. Orces attaques font très vives , & semblables,pour la politesse, à celles qu’on a renouvelléesdepuis peu.
Les Italiens ( dit cet ennemi redoutable dela Musique Françoise ) , trouvent que notreMusique berce,quelle endort , qu’elleejlmoine)