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chant , me promettant bien de recourir à desexpériences étrangères, toutes les fois que j’au-rois le soupçon que l’habitude d’un état contrai-re \ celui où je me supposois, m’entraîneroitMalgré moi hors de la supposition.
Cela lait, je me mis à regarder autour deMoi, 8 c à chercher dans la nature ce que jene pouvois tirer de mon propre fond , ni aussinettement , ni aussi sûrement' que je le de-sirois. Ma recherche ne fut pas longue. Lepremier son qui frappa mon oreille, fut un.trait de lumière. Je m’apperçus tout-d’un-coup, qu’il n’ctoit pas un , ou que l’impres-sionqu'il faifoit sur moi , étoit composée. Voi-là , me dis-je fur le champ , la difíérence dubruit &c du son. Toute cause , qui produit surMon oreille une impression une 8 c simple , mefait entendre du bruit : toute cause, qui pro-duit sur mon oreille une impression compo-sée de plusieurs autres , me fait entendre duson. J’appellai le son primitif ou générateur,Jon fondamental, ses concomitans jans harmo-niques j & j’eus trois choses très distinguéesdans la nature , indépendantes démon organe ,k très sensiblement différentes pour lui : dubruit , des sons fondamentaux & des Jons harmo-niques.
Avant que de rechercher en quel rapport dedégrés les sons harmoniques ou concomitanse toient au son fondamental , 011 quel rang ils^ccuperoient dans notre échelle diatonique ,í® nvapperçus que ces sons harmoniquesNoient très aigus & très fugitifs , &c qu’il dé-çoit pat conséquent y avoir telle oreille quiles saisiroit moins distinctement qu’une autre,