76
PONTS ET CHAUSSÉES.
Ce n’est pas seulement au point de vue technique que Talabot sesignale en matière de chemins de fer. Dès 1849, il avait prévu elpréconisé, en même temps que le système des emprunts par voied’obligations, la fusion des Compagnies en grands réseaux, sous latutelle et avec la garantie de l’Etat. Aussi, après la réunion desCompagnies de Paris à Lyon et de Lyon à la Méditerranée, devint-ihen 1862, Directeur général de la Compagnie Paris-Lyon-Méditef'ranée, dont le domaine s’agrandit successivement des concession* 5algériennes et des lignes nouvelles qui, avec les anciennes, consti'tuent le réseau actuel. En même temps, il prenait une part impôt - 'tante à l’établissement des lignes des Apennins, de la Haute-Itali cet du Sud de l’Autriche .
Ces puissants intérêts dont il avait charge, ne l’empêchaient p aSde prendre une part active aux grandes questions qui s’élaborent anotre époque. On le trouve, en effet, de 1847 à 1 855 , étudiant l ajonction de la Méditerranée à la mer Rouge . Ses idées n’étaient p aScelles qui ont prévalu, car il conseillait un canal à point de partagédont les deux branches devaient se raccorder près du Caire , C)1amont du barrage; mais la grandeur et l’utilité de l’entreprise ne D 1avaient pas échappé, et le principe en avait été hardiment posé p alune Société internationale, qui en sollicitait la concession et dont^était un des membres les plus actifs.
On le trouve encore au nombre des promoteurs des DocksMarseille; il se fait agriculteur à Maury (Haute-Vienne), où il p oS 'sédait une propriété de famille, et, au Roucas-Blanc, près de Mai - 'seille, il montre au pays qui l’entoure, ce qu’on peut obtenir av cCde l’eau sous le soleil de la Provence.
Ces efforts persévérants, toujours couronnés de succès, ne p° n 'vaient manquer d’attirer sur lui l’attention du pays qu’il enrichissaitDepuis longtemps conseiller général dans le Gard , il devint en 18^député dans le même département, et conserva cette double situati 0 ’ 1politique jusqu’aux désastres de 1870, époque où les événements etles passions surexcitées, plus encore dans le Midi qu’ailleurs, fir eI11oublier les services qu’il avait rendus.
Il se consacra dès lors exclusivement à sa Direction, et ce fut aa L‘lourde tâche, car, en 1873, la mort lui enleva son collaborâtesAudibert, qui avait été adjoint à la Direction générale de la Co# 1