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Tome III. Services civils et carrières diverses.
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PROSPER DE BA.RA.NTE.

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Pédant. M. de Barantc père s’y fit aimer el respecter; il reçut des''datants des témoignages d’estime, d affection, de deference, aux-IMs q n’était pas habitue et qui lui furent très sensibles. Dans unelettl 'e à la comtesse d’Albany, Sismondi le définit « un beau modèle

tonné te homme ».

de n

( | t'osper de Baranle venait souvent à Genève ; mais c’était à Coppet j U 'l devait rencontrer les personnes qui devaient exercer, sur lalr ° c tion de sa vie et de scs idées, l’influence la plus décisive. Lui et^ Pore firent la connaissance de Necker et de M me de Staël, qui vi-^tent retirés dans cette petite ville, entourés d’amis et d’admirateurs.

e kfit un petit groupe d’élite qui, après la défaite du 18 bru-j rc > avait sauvé le drapeau de la France libérale, et en conservaitPrécieux dépôt en attendant des jours meilleurs. Claude de Ba-^ , s’entendait très bien avec M. Necker, mais il se montrait un peu"riidé par les étincelles, ou plutôt par les éclairs, qui se dégageaientîtls cesse de la conversation de son illustre fille. Prosper de Ba-

ra nt,

au contraire, dans la société de cette femme célèbre, sentait se

1^ ^ c iser, sc formuler plus nettement ses aspirations libérales, song, reur pour le despotisme. A ses côtés, il s’initiait aux mystères du| i; lc allemand ; il arrêtait à grands traits scs opinions littéraires et

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°riques, et, toute sa vie, il devait porter avec orgueil la marque

çj. s °uvenir de scs relations avec ce noble esprit. « Est-il possible,j (Notice sur Schiller), d’être ému par quelque noble admi-

par quelque réflexion sur ce qui est grand et beau, sans que

'"lion,

^ souvenir soit présent, sans qu’il revienne se placer parmiles sentiments purs et toutes les pensées élevées? Se ren-^ avec M me de Staël, dans cette sphère qui était la sienne,

^ pas un emprunt fait à son talent, mais un culte rendu à sa mé-

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en^- CeUc ^ iaute éducation de l’esprit vinrent bientôt s’ajouter des^ ei 8'nements d’un autre genre et d’un caractère plus concret.

^Qié auditeur au Conseil d’État, Prosper de Barante fut chargé,(j) Cctte qualité, comme son futur ami et collègue V. de Broglie,oi > ^^Istrer les pays conquis, notamment la Prusse écrasée à lénae t ^ Uerstæc lt. B y fit connaissance avec les brutalités de la guerreCq 6 conc [uête; et il faut lire dans scs intéressants SouvenirsIïllllcn t, repoussant une exaction plus forte que les auti’es qui était