RROSPER DE B ARA N TE.
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destituer à l’histoire elle-même l’attrait que le roman historiquea a emprunté, la rendre vivante et vraie, sans mélange de réflexions,e Jugements, tel est le concept que se forme de Barante en 1824,Ca Ucept qui se rapproche singulièrement de la méthode historiquee notre temps, beaucoup plus rigoureuse sur l’exactitude des faits,non moins soigneusement et systématiquement avare de con-tons quelconques. De Baran te faisait de l’histoire un roman; nousmisons un problème, étant bien entendu des deux parts que l’unUn plaisir pour l’imagination, l’autre un exercice pour l’esprit,to ut cas une sorte d’amusement sans but.
^ ^es créateurs de la philosophie de l’histoire auraient, ce me semble,^ ea Ucoup à répondre à ce réquisitoire; mais ils pourraient presque se° l ner à citer la fin de la terrible préface elle-même, laquelle est0ll ÇUe en ces termes :
(< Si donc les récits qui vont passer sous les yeux du lecteur luisentir combien plus de lumière, plus de raison, plus de sympa-j e e t d’égalité entre les hommes ont perfectionné, non pas mêmeGs a rts et le bien-être de la vie, mais l’ordre des sociétés, la morale^ In dividus, l’intelligence de la religion; s il reste convaincu qu àav ers tant de vicissitudes et de calamités, les peuples civilisés peu-
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I s e comparer, avec un juste orgueil, à leurs devanciers courbés^ s des jougs si pesants et retenus par tant de liens, je ne croirai
avoir rempli une tâche inutile. »
le voit, le voulant ou non, comme ces illustres malfaiteurs( | s appellent Bossuet, Saint-Simon, Thierry, Guizot , Buckle, etc.,tarante aussi prouvait quelque chose. Sa vraie devise, au fond,
II donc : pingitur ad probandum.
de]J a ^ ote sur Schiller, elle est extraordinairement substan-!| Ut 6 Gt su 8S est i ve - Suivant dans ses diverses phases la pensée de son(> ° Ur ’ deBarante > toujours clair, toujours précis, toujours pondéré,^° Se successivement, avec la plus grande aisance, les différences qui
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e ut la philosopliie de Locke de celles de Hume et de Kant ; lecoup et le retentissement sur l’art, sur l’art dramatique en
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dèf l ' l ^ U li er ’ de ces différents concepts. Je citerai, en l’abrégeant, salj t ^ ni d°n des caractères distinctifs de la littérature classique et de laCll ature romantique. La première procède de l’antiquité où cha-’ v ivant en quelque sorte sur la place publique, communiquant