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Tome III. Services civils et carrières diverses.
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SAOI CARNOT.

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ra, re de prétendre en commencer une autre avec l’espoir de la menerbonne fin ( 1 ).

Aces raisons, d’ordre public en quelque sorte, se joignaient aussi,Probablement, des raisons d’ordre privé.

Depuis tantôt cinquante ans, Sadi Carnot ,

A l’austère devoir pieusement fidèle,

'Aait, dans son existence vouée au travail le plus assidu, le plusac harné, fait une part fort restreinte à ces délassements, à ces dis-’ractions qui sont comme le luxe et la joie de la vie. Sa santé étaitébranlée; il aspirait au moment où, entouré des siens, reprenanta Vec ses amis des relations interrompues par les nécessités de sa^aute situation, il pourrait enfin jouir d’un repos si légitimement etSl noblement gagné. Il avait fait choix de sa résidence et tout com-biné pour cette dernière étape. Il n’avait communiqué qu’à quelques^finies sa ferme résolution de quitter définitivement le pouvoir, deCl>a inte d’ébranler son autorité. Malgré tout, il continuait ses voyages0l b dans des discours empreints d’une rare élévation, d’une parole^Dgante, sobre et mesurée, il continuait à prêcher l’union et la con-c ° r de, le respect d’eux-mèmes aux Français , travaillés de tous côtésP ar des appels à la haine et la violence, qui n’ont même pas l’excuse

Une passion sincère, et qui représentent simplement une industrie' l Ussi ins a lu.F»re que malheureusement lucrative.

La ville de Lyon l’avait invité à venir inaugurer l’ExpositionUniverselle qui devait s’ouvrir le 24 juin 1894. En 1888, en pleinec Lse boulan giste, quand presque partout ailleurs le suffrage uni-^°rsel semblait se laisser surprendre, la sérieuse et républicaine po-pulation lyonnaise avait témoigné de son profond attachement auxl Ustitutions libérales, en faisant à Sadi Carnot le plus chaleureuxécueil. C’était son premier voyage, il en avait conservé le plus vif'*■ L plus reconnaissant souvenir. Il accepta donc l’invitation avec

U est intéressant de remarquer que, depuis tantôt un siècle, au moins, c est11 Uout de sept ans ou à peu près que la fortune ascendante des divers chefs du^° Uv oir semble décliner pour s’écrouler au bout de sept années nouvelles. Suppo-la Restauration prenant fin en 1822, la Monarchie de Juillet en r 838 , le second^ 01 Pire en 18G0, tous ces gouvernements occuperaient, dans le souvenir des hommes,e situation bien différente.